/// Erik ... à suivre ... \\\

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Trail 50km du Vignoble Nantais

...La course terminée, Manu et moi filons prendre notre douche avant le podium puis prenons la direction de la maison. Quelque souvenir d’Uzès de la part de mon Manu (sous forme de Haribo !!!), petite discussion bien sympa avant un petit dodo bien nécessaire avant la longue course de 50km du lendemain...

 

Dimanche 26 février :

Le réveil est retardé le plus possible. Le départ du 50km est prévu à 9h, j’habite à 15’, ce sera donc, aussi bien pour Manu que pour moi, un réveil à 7h !

Petit dèj’ bien complet avec l’éternel gâteau-sport et son petit thé, préparatif des ravitaillements, des vêtements, du dossard et de la puce, et bientôt, tout est prêt.

On emballe l’ensemble du matériel dans la voiture, et 50’ plus tard, nous voilà de retour sur la route du Landreau.

Nous y arrivons moins d’une heure avant le départ. Tout est prêt, nous rejoignons le staff ainsi que mes parents à pied d’œuvre pour suivre la course avec Céline et Enzo dans sa nacelle.

J’y retrouve Jérôme qui se prépare pour sa course du 22km, ainsi que bon nombre d’autre visage connu.

Un petit échauffement histoire de faire passer les quelques courbatures de la veille, nous installons nos ravitaillements dans le camion Asics, puis l’heure fatidique du départ approche enfin.

Tous les participants se regroupent sous l’arche de départ. L’air étant un peu frais, nous nous réchauffons les mains comme nous pouvons et sautillons sur place, puis enfin, le départ est donné.

Le groupe s’élance à travers le parc du Briacé, et ne tarde pas à s’étirer. Manu et moi nous retrouvons devant au bout de 200m avec un petit écart, nous sortons de l’enceinte du Lycée agricole cote à cote à bonne allure. Le ton est donné, la tactique est claire, pas de balade au programme ! L’écart sur nos autres concurrents ne tarde pas à s’en faire sentir et grandi à vue d’œil. Quelques mètres de route et nous nous engageons sur un chemin de vignoble. Bien joué, j’ai gardé les chaussures de la veille, encore humide, mais après 3 minutes de course, floc floc…elles redeviennent trempées ! Malgré tout, nous essayons encore au maximum les flaques qui jonchent le parcours.

Premier hameau, la visibilité est bonne derrière, l’écart est définitif. Nous voilà maintenant en tête à tête pour une bonne partie de route. Nous laissons les vigne pour entrer dans le marais de Goulaine, à travers bois.

5ème kilomètre, jusque là, le parcours est roulant et sans aucune difficulté. Mais voilà le premier petit passage pittoresque…une traversée du ruisseau à gué. Rapide coup d’œil, impossible de feinter, il va falloir se mouiller !

De l’eau sous les genoux, et 5 mètres plus loin nous en ressortons. Les pieds trempés, nous repartons. Sur cette grande ligne droite, nous nous retournons…plus personne en vue.

La route, virage à droite 200m plus loin, virage à gauche, et première montée. Les jambes sont enfin réchauffées, et les courbatures de la veille de lointains souvenirs.

Nous remontons à travers vigne pour longer la butte de la Roche jusqu’à son extrémité. Sur la droite, nous dominons le marais de Goulaine complètement inondé. Sous le soleil naissant, les couleurs sont superbes ! On ne se prive pas d’en profiter ! Ce soleil qui d’ailleurs nous réchauffe maintenant de la fraîcheur matinale.

Nous arrivons rapidement au bout de la butte qui domine maintenant non seulement le marais, mais qui offre une vue imprenable sur Nantes dominé par la tour de Bretagne.

Au « gros arbre » ; comme je l’avais signalé à Manu, nous tournons à 300 degrés pour revenir sur nos pas vent maintenant défavorable.

Toujours en bord de champs de vignes, nous avançons bonne allure en suivant les rubalises et marquages au sol.

Nous redescendons de la butte, pour y remonter à peine plus loin…et la redescendre à nouveau le long d’une haie que nous longeons par un chemin très roulant. L’allure est vive et c’est pour nous une très bonne préparation pour Paris, nous n’en oublions pas pour autant de nous ravitailler.

Au loin, une route approche, un camion bariolé, c’est le staff. A notre approche, nous avons le droit à quelques indications. 7km de course, et déjà 3’30’’ d’avance. Nous glanons quelques encouragements au passage, tout va pour le mieux. Nous continuons à notre allure.

Au loin, je vois le hameau ou se trouve le premier ravitaillement, le Haut Coudray. Chemin en montée, petit bout de route, et le ravitaillement est là. Ma poche à eau est encore bien pleine, je poursuis donc sans prendre la peine de changer de sac. Je prends juste au vol un morceau de banane que j’avale aussitôt !

Et nous voilà reparti à travers vignes pour quelques minutes à bon régime sur bon chemin. A nouveau, nous retrouvons sur le parcours nos parents, qui ne manquent pas de nous encourager, nous filons maintenant pour quelques mètres de bitume, que nous quittons pour retrouver du chemin. Heureusement, le parcours est moins humide que la veille, nous pouvons donc maintenir une bonne allure à près de 15 km/h, ce qui est plutôt encourageant.

Sur cette première portion du parcours, je mène l’allure la majorité du temps, connaissant bien le parcours, ce qui nous permet d’enchaîner les carrefours sans se poser de questions et sans perte de temps. Nous filons plein nord et gagnons toujours du temps sur nos poursuivants, maintenant à près de 15’ alors que nous approchons les 20km.

Barbechat est en vue, nous descendons vers la Divatte pour le second ravitaillement, j’en avise Manu qui se prépare pour ce ravitaillement.

Descente glissante avec quelques obstacles, dans laquelle nous ralentissons à peine. Quelques minutes plus tard, nous rejoignons l’air de repos le long de la Divatte où se trouve le second ravitaillement ainsi que le staff avec qui nous échangeons nos bidons et sacs pour refaire le plein. Nous remontons à flanc de coteau sur un petit sentier sinueux, descente d’escalier en dalle de schiste rendues glissant par la rosée du matin, je mène toujours afin d’éviter les erreurs puisque connaissant bien le parcours grâce à la reconnaissance de la semaine précédente. Nous retrouvons ainsi le sentier qui longe la rivière. Traversée de champs en bord de rivière, toujours à bonne allure, nous nous entraînons l’un l’autre.

Après quelques minutes de ce chemin, un escalier qui monte raide, marche forcée, pas la peine de se détruire les cuisses ! Et puis en haut, il faut redescendre ! J’ai encore en mémoire ce passage fait en avec le VTT sur l’épaule la semaine d’avant…délicat !

Nous redescendons donc, avec grande attention, pas la peine de tomber ! Retour sur le bord de la Divatte. Retour sur un bon chemin roulant. Traversée de rivière sur un pont Gallo-romain, et nous remontons, pied dans l’eau ruisselant sur ce chemin descendant directement des champs du plateau au dessus. D’ailleurs, en haut, après un petit passage un peu plus glissant avec quelques obstacles, nous nous retrouvons dans un champ, les pieds dans la boue…c’est bon pour la peau ! Les pieds sont trempés…floc floc…

Quelques mètres de route et c’est reparti pour un sentier qui redescend vers le lit d’un nouveau ruisseau. J’avais prévenu Manu que nous en avions terminé avec les parties gadoues…j’avais oublié celle là ! De mon coté, je ressens une petite lassitude. Un petit passage de moins bien. Un petit creux ?!? Allez, je prends un gel ! Quelques mètres en bord de ruisseau, nouveau « pont » gallo-romain, et nous montons à nouveau direction Saint Sauveur Landemont. Pas de ravitaillement, des forces fluctuantes, pas de supporters, mais la moitié du parcours…25ème kilomètre !

Traversée du village, et nous nous retrouvons au dessus d’un lac qu’il nous faut contourner. Je retrouve quelques forces, et nous courrons toujours bonne allure cote à cote avec Manu. Le tour du lac terminé, nous « redescendons » vers l’arrivée. Nous sommes effectivement au point le plus au Nord du parcours, ce qui est maintenant signe de retour en arrière, retour vers l’arrivée.

De retour en bord de rivière, je sens sévèrement que les forces ne sont plus les mêmes qu’au départ, les jambes sont moins dynamiques !

La cote suivante me le prouve, Manu prend les commandes, et je me contente de suivre, de plus en plus concentrer pour lui faire perdre le moins de temps et m’accrocher le plus longtemps possible…dure tâche !

Nous approchons de Landemont, ça devient très dur ! Je m’accroche. S’accrocher, ce sera dorénavant mon seul mot d’ordre !

Landemont, pas le temps de s’arrêter, nous suivons le balisage, enfin…c’est Manu qui suit le balisage. Moi, c’est lui que je le suis !

Nous redescendons en direction de la Divatte par la route. Au bout de la route, un petit single. Je lâche les freins et suis Manu de quelques mètres sans rien calculer, ma foulée s’emballe toute seule, je suis de plus en plus vide malgré mes ravitaillements.

Nous longeons un nouveau cour d’eau, sur les traces d’une ancienne voie ferrée, Cholet/La Varenne…il n’en reste plus qu’un pont métallique que nous traversons et un ballast très discret.

Au moral, je reste au contact de Manu, mais c’est de plus en plus difficile, je ne vais pas tardé à lui dire de partir…je deviens un boulet ! J’ai d’ailleurs l’impression d’en avoir un à chaque jambe ! Nous laissons ce petit train, traversons un pont puis retrouvons juste après un chemin qui ne tarde pas à monter…Bien rapidement, Manu, sans le vouloir, me prend quelque mètre. Ca y est, je n’en peux plus, le mental se joint à mes forces et m’abandonne aussi !

Je lance à Manu « Vas y, fais toi plaisir, court à ton allure ! Je rentre seul ! »

Il y va enfin, je le vois partir en gambadant aisément…il est de mieux en mieux le bougre !

La cote est très longue ! En haut, à « la Touche », mes parents et le staff. Il m’encourage. J’ai déjà près de 45’’ de retard ! Et il vient juste de partir !! Aie aie aie !

Mais enfin, la cote est terminée. Je poursuis en essayant de garder un semblant d’allure de course. Le principale m’a-t-on dit…c’est que ça continue à avancer !

Devant en point de mire, les éoliennes ! Un soulagement. Un amer reconnu au milieu des vignes. Ouf. Au pied de ces éoliennes, nous retrouvons le parcours de la veille, il « ne reste plus que » 12 km ! A peine une sortie de récupération ! Je vais en avoir besoin, de récupérer.

Pour y arriver, une longue ligne droite. Je vois Manu devant, et j’ai un léger espoir de maintenir l’écart, mais l’espoir est éphémère. Il tourne déjà au pied des éoliennes. Il a plus d’1’ d’avance, et n’a pas l’air d’être en méforme…le bougre !

C’est maintenant du chemin connu. Humide mais connu. Le dernier ravitaillement approche, et ce sera la dernière ligne droite. Un nouvel espoir. Mais tout aussi bref. Au ravitaillement, le retard est encore plus important. Je m’arrête, prends mon temps. Avale tout se qui se présente. Bois les verres de coca les uns après les autres…et repars enfin. Le staff m’encourage, Céline et Enzo aussi. Mes parents un peu plus loin sur le chemin.

Traversée du bois, c’est dur ! J’essaye de relancer, bien qu’il ai fallu être lancé pour ça. Mais je garde une petite allure. Petite par rapport au début de course. Un petit 12 peut être…quoi que, pas sure.

J’en ressors enfin, pour longer le vignoble. Traversée de hameau, et je replonge, via quelques petites chemins humides, vers le lit d’une rivière. Les jambes sont lourdes, le ventre est vide, le moral est loin !

Traversée de route, une montée…un calvaire, pour rejoindre un nouveau hameau, et c’est parti pour une longue ligne droite d’un beau chemin calcaire en pente faible, propice à des allures un peu plus élevées, mais maintenant, ce n’est pas la peine d’y penser ! Nous retrouvons en bas une traversée de champs, récupérons un sentier pour suivre à nouveau le lit du ru. Quelques traversées, je prends grade cette fois à ne pas me retrouver à genou dans les ronces, saute tant bien que mal, mais plus mal que bien, les passages de rivières, mais pieds ne sont pas épargnés, ils étaient encre humides, les revoilà trempés.

Juste après ce passage délicat que je prends au ralenti, plus par restriction énergétique que par envie, je passe dans le même tunnel que la veille, sous la route, les pieds dans l’eau. Pas d’excitation, ce sera là aussi du ralenti !

A la sortie, les encouragements des parents et du staff. Je remonte le talus sur la droite, en essayant de pousser sur les jambes, ca ne répond pas ! Je m’accroche aux arbres et me hisse à la force des bras.

A mi pente, je reste en équilibre, et manque de redescendre ! La force m’abandonne ! Je retombe devant et réussi à arriver en haut ! Ouf !

Montée suivante qui me permet d’arriver à la route. Trop dure ! Je marche ! En haut, le camion Asics, Céline, Enzo, et Cathy. Je suis rincé ! Une petite pause s’impose ! Je bois cul sec de grande gorgée. Puis il faut se remobiliser, l’arrivée n’est plus très loin, peut être 2/3 km. Je repars en trottinant. Derniers encouragements dans mon dos, je m’accroche. Ne pas marcher !

Quelques vas-et-viens dans au milieu des vignes, je suis le balisage, l’arrivée approche !

Traversée d’un champ, le chemin est en dévers. A l’autre bout du champ, la sortie est en haut, j’évite de suivre le single tracé au milieu du champ qui descend pour remonter et coupe droit…éviter le dénivelé !

Je redescends vers le pont, celui que j’ai loupé la veille au soir, et poursuis tout droit, il faut monter cette butte si raide, je me hisse aux arbres et y lance mes dernières forces.

En haut, je prends deux trois pas de marche pour souffler, puis repars. Le lycée est enfin à vue ! C’est maintenant du bon chemin, plus de traitre montée, je file à allure de tortue, mais me rapproche. Je déconnecte le cerveau et prends une allure mécanique, ne contrôlant plus rien.

A ce rythme, le lycée approche, pas bien vite, mais c’est toujours ça, et il n’y a pas l’air d’avoir quelqu’un derrière…tant mieux !

La route, plus que 500m.

Pas de précipitation ! Je rentre dans l’enceinte du Lycée de Briacé, toujours à la même allure, puis arrive sur la piste cendrée du lycée. L’arrivée !

A l’accueil, mon Manu, qui m’a mis 15’ en un peu plus de 15 km seulement ! Il n’était pas mal…pas moi !

Au final, le 3ème arrive 7 minutes après moi, heureusement que nous avons fait une grosse première moitié de parcours, et un 13km/h au final malgré cette énorme défaillance…content quand même. Bonne préparation en vue de la prochaine grosse épreuve, l’Eco Trail de Paris.

D’ici là, un gros entrainement, une grosse prépa et analyse, bref, un mois intense au programme !

La course se termine, nous nous douchons avant la remise des récompenses, puis chacun repars chez soi, moi avec mon quart d’heure de route, les autres avec une traversée de la France au compteur !

 

 

 

 

RESULTATS du 50km

1 Emmanuel            GAULT                     03:40:01          13.74

2 Erik                      CLAVERY                  03:51:30          13.06

3 Vincent                BASSARD                  03:58:31          12.68

4 Grégory               VERRIER                   04:05:29          12.32

5 Sebastien            SAULEAU                  04:07:39          12.21

6 Florent                 HUCHON                  04:09:16          12.13

6 Sébastien            BOSQUE                   04:09:16          12.13

8 Eric                      BOUCHER                 04:12:09          11.99

9 Florent                 BOISSEAU                04:17:23          11.75

10 Bruno                GARNIER                   04:19:05          11.67

 

RESULTATS du Défi des Fondus

1 Emmanuel             GAULT                      05:04:46          14.17

2 Erik                       CLAVERY                   05:14:34          13.73

3 Grégory                 VERRIER                   05:34:34          12.91

4 Pascal                   LERAY                       05:52:21          12.26

5 Gael                      PHILIPPE                  06:09:10          11.7

6 Laurent                 MORINIERE               06:12:54          11.58

7 Patrick                   POIVET                     06:19:45          11.38

8 François                FOUQUES                 06:24:03          11.25

9 Eddy                     POULARD                  06:26:06          11.19

10 David                  MÉNARD                    06:45:55          10.64

 

 



21/03/2011
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