/// Erik ... à suivre ... \\\

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Corse Partie 1 : l'Avant Trail gravona/Ucciani

Les affaires sont prêtent depuis deux jours…et dans quelques minutes je prends enfin l’avion à destination de … la CORSE ! Je viens d’avoir Manu au téléphone, lui expliquant le principe du weekend, à savoir TEBA (Trail Expérience By Asics) le samedi, et le Trail de Gravona le dimanche matin.


Une femme devait me récupérer à l’aéroport, finalement, Laurent (Outdoor Experience/Team Asics - Big Boss) m’apprend par mail qu’à partir de Lyon, je serais accompagné de Sébastien Chaigneau, Isabel de Mouss Production et de son cadreur et qu’ils m’accompagneront jusqu’au village, Ucciani.

Bref, nous sommes Vendredi 17 avril, il est 9h30…je prends ma voiture pour 15’ de trajet direction : Aéroport de Nantes ! Pour ne pas m’encombrer et limiter les bagages, pas de vêtements superflus. Je suis plutôt satisfait du poids de mon bagage ! Je porte même mon survêtement de gala du Team noir et or pour ne pas avoir à ranger un pantalon de jean supplémentaire !

Sur les conseils de Véronique, je renonce aux parkings payant de l’aéroport pour une place de stationnement gratuite juste à coté, sur une rue, devant chez Tipiak…c’est toujours ça de gagner !

Je me gare, descends mon sac de voyage et mon sac à dos, et prends la direction de la gare d’aéroport en marchant à travers les parkings…payant ! En 5’, j’arrive dans le hall d’aéroport…facile !

A peine 10h…mon avion décolle à 11h45…je suis tranquille !

Un peu de patience avant le début des enregistrements des bagages. J’ai déjà pris mes cartes d’embarquement via internet, mais j’aimerais ne pas avoir à me réenregistrer à Lyon, alors je vais au guichet, enregistre mon bagage et demande mon enregistrement pour le vol Lyon/Ajaccio dès maintenant…l’hôtesse s’exécute…petit problème, elle n’arrive pas à annulé mon enregistrement internet !

Un petit tour dans l’arrière salle de chez Air France, et elle revient quelques minutes plus tard avec 2 sésames en mains. Elle me tend le premier, billet Nantes/Lyon…ca, c’est bon !

Après réenregistrement du second, elle me tend mon second sésame…Lyon/Ajaccio…Gagné !

Mon bagage reste sur le tapis…la porte est fermé…je lui demande à tout hasard confirmation que mon sac va bien directement à Ajaccio…elle me rassure…je ne suis pas convaincu…mais je fais avec !

Je passe le poste de contrôle pour patienter dans la salle d’embarquement…toujours aussi impatient ! J’en profite pour étudier mon nouvel appareil photo…un beau jouet !

11h20, l’embarquement commence, je me faufile dans l’avion.

11h45, l’avion décolle par-dessus la ville de Nantes. On ne voit rien…les nuages encombrent rapidement le ciel.

12h15, petit apéro offert par Air France…

13h00, atterrissage à Lyon Saint Exupéry.

Je sors de l’avion, je commence à partir en direction de la récupération des bagages, au cas où l’hôtesse se serait trompé, mais ca m’obligerais à passer à nouveau le contrôle…alors je fais demi tour par la zone de transit, tant pis si je n’ai pas mes bagages à l’arrivée, et m’installe dans ma nouvelle salle d’embarquement, dans l’attente de mon vol pour Ajaccio !

Tête en l’air, je ne failli pas à ma réputation de boulet d’or…j’ai oublié mes sandwichs à la maison…tant pis je patienterais, et avec un peu de chance, on aura un petit quelque chose dans l’avion d’Ajaccio !

J’étudie encore mon appareil photo, en guettant de temps en temps l’arrivée de Seb et de l’équipe de Mouss Production…rien en vue !

Embarquement dans 10’…nous sommes à peine une dizaine dans la salle…et pas de trace de Seb…

Embarquement dans 5’…la salle se rempli d’un coup…mais mes accompagnateurs n’arrive pas…je commence à m’imaginer un Ajaccio/Ucciani en stop !

Une hôtesse nous appel pour l’embarquement…je vais dans la file d’attente…Isabel (la femme de Seb), Seb et Yoann arrive enfin ! Pas pressés !!

Nous embarquons, une équipe de foot Grenobloise nous accompagne. Nous sortons de l’aéroport pour monter dans un bus ! Celui-ci s’arrête devant un avion, une fille sort du bus et monte dans l’avion. L’entraineur de l’équipe de foot se pose des questions, ça ne peux pas être notre avions, nous allons être conduit sur un autre avion ?

Et bien non, quelques secondes et on nous demande de descendre et de monter dans cet avion. Un avion à hélice digne d’aventurier des temps passé !

Certainement le premier enregistré, ma place est le 1A…tout à l’avant de l’avion ! Je regarde tout en avançant les numéros défiler…mais au premier rang, la numérotation s’arrête au 2A ! Est-ce que je dois m’assoir sur les genoux du pilote ? Non !

Je m’assieds au 2A, de toute façon, on nous apprend qu’il n’y a finalement pas de places attribuées !

Les hélices se mettent à tourner…


15h00 : L’avion décolle dans un brouhaha qui durera tous le vol…l’avantage des hélices…moins de turbulence…pour le bruit…on repassera !

Derrière, Seb et Ida crient pour discuter et couvrir le bruit des moteurs, et moi, le ronronnement des turbines me berce, j’en arrive à m’assoupir !

Lorsque je me réveil, 10 minutes plus tard, le stewart est passé pour nous servir en boisson et gâteau apéro…j’ai loupé le passage !! Tant pis !

Corse en approche…nous entamons la phase descendante…le ciel est toujours aussi nuageux, on ne voit rien…l’Ile de Beauté est mystérieuse, timide, discrète.

L’avion entre dans les nuages…et quand nous en sortons, c’est pour voir apparaitre, à l’image des grands voiliers du XVème siècle, la terre promise.

Celle-ci est escarpée, naturelle, belle. La mer est limpide, verte, transparente. J’ai la chance d’être du bon coté de l’avion, je découvre toute cette cote de carte postale, un délice pour les yeux.

L’avion perd de l’altitude, nous passons un cap pour entrer dans le golf d’Ajaccio, la ville me parait toute petite. Moi qui m’attendais à voir en la seconde ville corse un amoncellement d’immeuble et de construction, un port immense, c’est une ville côtière tout ce qu’il y a de plus modeste.

Petit tour à l’intérieur des terres pour s’aligner sur la piste d’atterrissage, et le coucou se pose tout en douceur…le freinage l’est un peu moins, mais nous arrivons à bon (aéro)port sans encombre…ouf !

De mon hublot, je peux voir en limite de piste un comité d’accueil impressionnant, une petite troupe de CRS, qui regarde en notre direction… ???

Nous descendons de l’avion à même la piste, et a priori, le comité ne s’occupe pas de notre accueil…on ne nous veut donc rien…ouf !

Pas beaucoup de bagage sorte de l’avion…je m’attends au pire. A titre d’information, je demande aux Chambériens s’ils ont des bagages en soute, ils en ont…re-ouf !

Effectivement, au retrait des bagages, le mien sort dans les premiers, me voilà sauvé, j’ai toutes mes affaires ! Tout le monde à récupéré ses sacs, nous sortons de l’aéroport direction l’agence de location. Après quelques minutes de négociation d’Isa, nous prenons possession de la voiture, spacieuse, toutes les valises rentrent dans la voiture…même le sac Noth Face XXL bouton d’or de Seb !!


Nous prenons la route, sinueuse, qui nous mène à Ucciani, 20 km, 20 minutes, et une vingtaine de gendarme sur la route ! Passage devant une gendarmerie…surveillée par une vingtaine de caméra !

Nous traversons la Gravona, la rivière qui coule dans le fond de cette vallée qui débouche sur Ajaccio.

Débarquement de la voiture…nous y sommes !!!

Un barnum est déjà en place, quelques personnes s’agitent à droite à gauche pour préparer la fête qui s’annonce. Je tombe d’entrée sur Kathy, retrouvaille, j’en suis soulagé après l’excitation que j’avais d’attendre le moment de mon arrivée. Puis je rencontre Pascal, que je ne connaissais pas, un grand sourire aux lèvres. C’est ensuite un accueil chaleureux d’Alain qui m’attend, un membre de l’organisateur de l’épreuve. Je rentre dans le local qui nous est plus ou moins attribué, une petite salle des fêtes, l’arrière salle du restaurent du village, pour y retrouver Laurent.

Quelques minutes passent à discuter, je vois Enrique (Gerard) et Manu (Gault) débarquer dans la salle, venu tout juste de Bastia…en camion frigo ( !), je fais la connaissance avec Manu que je ne connaissais pas, et le courant passe immédiatement. Pas de prise au sérieux, accessible comme jamais, c’est un plaisir de la rencontrer.

D’ailleurs, d’emblé, il me propose un footing pour se remettre du voyage et se  dégourdir les jambes. On se met donc d’accord pour un repérage des premiers kilomètres de l’épreuve. Je pars chercher à la voiture mes affaires…problème, sur le parking…pas de voiture ! Je trouve Isa…c’est Seb qui est parti avec ! Elle l’appelle…il arrive…10’ plus tard !

Je récupère mon sac, me change en vitesse, et nous partons pour un petit footing à 3 sur le début du parcours. Premier kilomètre sur route plutôt facile, puis dans un hameau nommé Cricoli, nous prenons un escalier qui nous mène rapidement dans la forêt, la ente s’élève aussitôt. Je reste derrière, je temporise, c’est un entrainement, je ne souhaite pas non plus être trop fatigué pour la course du dimanche, sachant que la journée du lendemain s’annonce chargée !

Départ de la sortie, Enrique joue avec les cochons sauvages! Manu en fait de même !

Enrique part devant, Manu temporise derrière, et moi je temporise derrière Manu. Ils m’attendent fréquemment au détour d’un chemin. Lors des passages trop raides, qui sont réguliers, je n’hésite pas à marcher, et je cours dès que le chemin le permet.


Quelques hésitations sur le chemin balisé de tache orange, le temps passe, nous qui voulions courir 1h00 maxi, nous voici déjà à 25’ et pas de trace de la bifurcation sur le 10km !

Quelques points de vue plus tard, un col apparait, les deux loulous m’y attendent, je les y rejoints. Nous en sommes à 35’…et toujours pas de trace de retour des 10km !

Un peu en contre bas, on voit clairement un espace dégagé, je leur propose de tenté une dernière fois une marche en avant dans l’hypothèse ou nous trouverions enfin le retour providentiel ! Ils sont d’accord, on avance, et effectivement, la chance nous sourit, nous voilà à la séparation des chemins. Nous enchainons presque aussitôt et presque sans hésiter sur la descente du 10 km. La descente ne présente pas de difficulté particulière, mais elle est raide, et moi, les descentes techniques et/ou raides…j’aime pas !

Alors je descends prudemment ! Devant, Enrique, sur son terrain de prédilection, se fait plaisir et nous prend rapidement du terrain au point que nous ne le voyons plus devant nous ! Soit nous ne sommes pas bons en descente, soit Enrique est très bon !

Et derrière, Manu et moi descendons tranquille, Manu derrière moi qui me tient compagnie !

Au bout d’un moment je sens Manu piétiner, je m’écarte pour le laisser passer Manu…et là, pas de doute…c’est moi qui suis nul en descente !!

Effectivement Manu prend vite le large aussi !

Finalement, la descente est vite avalée, l’altimètre de ma montre Suunto dégringole !

J’arrive enfin à la route,  l’entrée d’un village, Carbuccia, voisin d’Ucciani. Ils m’attendent…

Le jour décline, il serait un peu hasardeux de s’engager sur le chemin de retour du 10 km, nous gardons donc la route pour un retour plus rapide, nous en sommes déjà à 45’ et Pascal nous à annoncé 30’ pour retourner à la maison.

Le retour via la route est beaucoup plus tranquille pour moi, bien que je préfère quand même les chemins sinueux en milieu naturel, même si j’y suis moins à l’aise !

Nous arrivons dans les temps, après 1h09’de footing, et 500 mètres de dénivelé, dans le local où nous attendent les nouveaux arrivant, Céline (Lafaye) et Franck (Bussière) que j’avais déjà rencontré au Trail du Petit Ballon, mais également Manu (Meyssat), arrivé en train depuis Bastia. Sur leurs talons, je découvre Niko, l’icône de la Diagonale des Fous, et sa femme, sur l’ile depuis 1 semaine pour profiter du déplacement pour passer des vacances.

Nous faisons connaissance tout en nous installant à table…et moi qui ai presque rien mangé depuis le petit déjeuné du matin !!

En guise d’apéro, Alain nous affiche le plan du parcours e nous concocte un petit briefing maison agrémenté d’anecdote à se tordre de rire ! Les explications du parcours et ces points délicats expliqués, nous enchainons sur une bonne salade de riz qui est tout à fait à mon gout…à tel point que je me ressers 4 fois !


Je suis surpris de voir qu’un deuxième plat, de résistance celui là, arrive ! Une bonne plâtrée de pâte comme je les aime !

Tout en mitraillant de photos avec mon beau jouet, en discutant avec mes camarades de jeux, je continu à dévoré mes pâtes. Pascal m’a repéré, je suis fichu…ma réputation est faite ! Comme un ami breton dirait, me voilà un « Goël’ » ! Et pourtant, j’ai en face de moi un autre spécimen qui me fait concurrence, en la personne de Manu G. ! A nous deux, nous engloutissons un bonne partie du saladier !

Dans l’attente du dessert, Laurent nous fait un rapide briefing de la journée du lendemain pendant que Kathy essaye de régler ses comptes face à un public indiscipliné !

Donc le lendemain, les rôles des Asics Boys que nous sommes sont répartis. Un clip sera tourné pour la promotion de la gamme Asics Trail pour le site internet d’Asics. Céline, Franck, Manu G. et moi y sommes délégués. Rendez vous 8h00 ici demain matin…le réveil va être tôt !!

Samedi, c’est aussi journée TEBA : Trail Expérience By Asics. Une initiative d’Asics et de Laurent & Cathy qui permet à des coureurs « du dimanche », pas forcément au fait des techniques et des moyens pour ce genres d’épreuve en pleine émergence. Du coup, nous leur prêtons des chaussures de différentes gammes qu’ils peuvent essayer, un cardiofréquence-mètre et la montre Suunto qui va avec, ils ont même la possibilité d’essayer les lunettes Julbo Trail, et nous partons pour un échauffement avent un petit test qui sera analyser avec Laurent ou Pascal.

Bref, les programmes sont distribués pour chacun d’entre nous, nous savons ce que nous avons à faire, nous rentrons donc à notre village, Bocognano, à une vingtaine de kilomètre, pour nous coucher, les jambes un peu lourde du footing dans les montagnes…et le ventre lourd des quelques pâtes avalées !

Céline part dormir dans le même village que nous avec Cathy et Laurent, Pascal reste avec sa famille sur Ucciani.

 

Quand nous arrivons à la maison, il est presque 23h00, et vu le programme du lendemain, nous ne trainons pas ! Attribution des chambres, je suis avec Manu M., sauf que moi…j’ai pas pris de duvet…oublié à la maison ! Alors je me mets en survêt sous la housse du lit et je tremblote toute la nuit !

 

Samedi 18 avril…

Réveil matinal pour un weekend…7h00…

Petit dèj’ au lance pierre, Cathy et Laurent arrive avec le lait…merci, nous ne sommes que les trois concernés par les prises de vues de réveillé, à savoir Manu, Franck et moi.

Nous partons dès que nous sommes habillés pour rejoindre Ucciani et l’équipe Vidéo de Mouss Production.


L’impératif, être dans la montagne pour que nous puissions profiter des premières lueurs du jour et d’un temps plus clément, pour de meilleurs prisent de vue. D’autant plus qu’un hélicoptère sera là pour filmer « d’en haut ».

Bref, sitôt arrivée dans le centre du village, sitôt repartis vers « les hauts ».

Après quelques minutes de routes et quelques virages négociés par Manu de mains de maitre, nous stoppons devant l’hélicoptère qui est déjà là.

Pas le temps de faire un briefing, et chose non prévu, on nous demande de monter dans l’appareil !

Quelques secondes plus tard, nous voilà à 4 derrières le pilote, à voler au dessus des montagnes Corses, une expérience unique !

Les cotés de l’engin étant entièrement vitrés, nous nous retrouvons lors des virages avec un grand vide au dessous, les aplombs sont vertigineux !

Le vol de 5’ pour nous mener à 1500m me parait long, c’est autant de plaisir !

Il nous dépose au milieu de nulle part. Nous nous mettons en tenue pour ne pas faire attendre le cadreur qui doit revenir avec l’hélico pour ces prises de vues. Il ne tarde pas à revenir, à son approche, nous nous mettons à courir. N’ayant pas eu de consigne, nous coupons à travers le maquis, dans une pente très raid, qui s’avèrera inefficace pour les actions de courses qu’il recherchait. Nous courons/marchons ainsi une dizaine de minutes pour arriver sur la crête. Plus moyen de monter, nous progressons donc sur ce terrain accidenté mais presque plat, ou enfin quelques images pourrons être exploitées. L’hélico repart…nous devons donc rebrousser chemin et désescalader jusqu’à notre point de départ.

A cette altitude, nous devons traverser quelques névés, avec attention car les plaques de neige sont par endroit fragile et régulièrement, on se retrouve la jambe enfoncée jusqu’au genou !

10’ de descente plus tard, retour à nos affaires, Isa nous a rejoint avec le pick-up et attend avec Yoann.


Nous passons à des prises de vue sur terre, nous y passons presque une heure, un grand plaisir que de se prêter au jeu d’acteur ! Nous courons de bref instant sur des singles track seul ou à deux, par binôme, moi avec Céline sous les ordres d’Isa, les deux gars avec Yo…pas mal d’image en caméra au final !


Après avoir sillonné bon nombre de monotrace, nous reprenons le chemin en pick-up, tout le monde dedans, Yo et moi debout dans la benne en admiration devant le panorama Corse.

Un peu plus bas, un beau terrain se prête à quelques scènes, petit arrêt, quelques prises entre les pins pendant que Céline, un peu fatiguée, se repose dans la voiture, puis nous repartons sur le chemin défoncé.


Isa et Yo recherche un chemin parallèle à la route pour un traveling…pas trace de ca sur toute la descente. Nous retrouvons le second véhicule, nous répartissons, puis continuons jusqu’à une magnifique cascade repérée par Cathy et Laurent la semaine dernière. Nous marchons jusqu’au pied de celle-ci pour quelques nouvelles séquences vidéo, puis de nouveau nous reprenons les voitures pour le retour, toujours avec à l’esprit le traveling manquant.


Enfin, juste avant d’arrivée, un chemin juste au dessus, qui longe la route sur 150m, se prêterait bien à l’exercice.

Nous nous garons, le temps que Manu et Enrique, dans le pick-up, nous rejoigne, nous prenons une première prise, puis une seconde. C’est cette seconde prise qui me vaut l’Oscar du plus grand boulet, je glisse sur le chemin et me vautre, le corps sur le chemin, les jambes au dessus du talus…je me relève machinalement pour reprendre ma course, le tout sous l’œil de la caméra de Yo qui ne rate pas un seul moment ! Suite à cette magnifique prise, les gars arrivent et nous faisons encore quelques foulées sur le chemin avant de retrouver le reste du groupe pour le déjeuner.

12h30, nous arrivons dans notre salle, juste pour se mettre les pieds sous la table. Le ventre creusé par nos pérégrinations de la matinée, je dévore quelques assiettes de pâte. On nous apprend pendant ce temps que la session du TEBA de l’après midi débute à 14h00…il ne nous faut pas tarder car les plats arrivent tranquillement ! Je me remplis le ventre en toute hâte (comme d’habitude !!), sous les yeux étonné et amusé de Pascal. Enrique et Manu sont déjà parti, j’engloutis le reste de mon assiette, embarque un quignon de pain et pars les rejoindre, un peu dessus de ne pas avoir dégusté l’excellente salade de fruit qui nous est proposée.

Le T.E.B.A. : Trail Expérience By Asics

Les premiers stagiaires sont arrivés. Enrique et Manu connaissent leurs missions, moi je commence en tant qu’observateur.

Enrique fait essayer les chaussures Asics de Trail proposées, à savoir les Trabucco, les Sensor ainsi que celle qui ont le plus de succès, les Attack.

Manu note les chaussures prêtées, donne quelques conseils, et distribue les cardios et montre Suunto T6 qui vont avec ainsi que les lunettes Julbo.

Cathy supervise le tout, tout en répondant aux questions des stagiaires.

J’essaye de mettre la main à la pâte en répartissant les montres à chacun d’entre eux.

Une fois que tout le monde est équipé, prêt à essayer leurs chaussures Asics de Trail choisies selon leurs activités de prédilections, nous les regroupons tous hors de la tente.

Petit briefing du professeur Manu Gault, qui explique soigneusement le déroulement de la séance, puis nous partons pour un petit échauffement tranquille d’une dizaine de minutes à travers le village mené par Manu. Nous en profitons pour échanger avec les coureurs nos expériences, sur le matériel utilisé, bref, des échanges très instructifs.

Encore pas bien dans mon rôle, je reste un peu timide, et fait le serre-fil du groupe de vingt que nous sommes.

Notre parcours d’échauffement, composé de cote, descente, chemin, permet de bien estimer la qualité des chaussures.

A la fin de notre boucle, retour au QG pour le départ du test. Pour bien voir de quoi sont capables les montre Suunto T3 prêtées, un test de 1500 mètres exactement à courir sur une allure de 1h/1h30 est réalisé. Les montres enregistrant les fréquences cardiaques depuis l’échauffement jusqu’à la fin de la récupération.

Nous partons donc sur le parcours plat en aller/retour, j’accompagne toujours le dernier. Le test prend fin, ils prennent leurs temps intermédiaires, puis Manu lance : « Maintenant, Erik va vous faire faire quelques étirements ! »

Pris au dépourvu, j’essaye de me mettre dans la peau du coach. Un muret tombe à point, je commence en improvisant un « on va se servir du muret pour quelques étirement… »

Le but étant de leur donner quelques informations sur le bénéfice des étirements et comment on les fait, je me remémore les leçons de maître Bruno pour leur expliquer tout ca sur une petite dizaine de minutes.

Suite à ces quelques exercices, nous retournons au petit trot au QG puis stoppons les montres, rangeons le matériel.

Nous débriefons avec les gars et les filles sur le matériel utilisé, pendant que Cathy rentre les données des montres dans l’ordinateur, puis ils partent chacun leur tour voir Laurent ou Pascal pour une analyse de leur courbe cardiaque et de leur temps de course sur le test.

Chaque stagiaire repart ainsi avec des valeurs précises de leur différent niveau d’entrainement VMA, seuil…et des conseils nutritifs ainsi des essais de chaussure sur terrain réel…et pas uniquement en magasin sur quelques pas.


Pendant que la deuxième séance se prépare, test les chaussures, la femme de Niko, photographe, toujours au petit soin (merci !!!) m’apporte ma SALADE DE FRUIT !!, un délice…j’en oubli presque que je dois partir pour l’échauffement de la deuxième session de l’après midi. Je laisse ma coupe de fruit…vide bien sure, et pars pour à nouveau le deuxième échauffement, puis le test, j’accompagne la dernière, l’allure étant bien entendu allure 1h30 de façon à ne pas les fatiguer pour le lendemain, puisqu’ils courent presque tous le dimanche, puis nous revenons au QG. La seconde session s’en va, la troisième et dernière arrive.

Manu fait sont 3ème briefing, toujours aussi nickel, lui l’habitué des salles de classe pour qui la prise de parole n’est pas un problème, puis à la fin de son briefing glisse naturellement… « pour l’échauffement, Erik va vous accompagner ! »

Me voilà dans de beau drap ! Parce que si je sais à peu près par où nous sommes passé, le fait d’avoir toujours été derrière, je n’ai prêté pas du tout attention aux indices me permettant de me repérer…

Je négocie les premières ruelles sans problème, je vérifie que tout le monde suit. Pas de soucis…puis à un moment, j’arrive sur un cul de sac…aie ! Erreur !

Demi-tour, je les emmène sur des marches qui montent…sec ! En haut, une route…je me suis définitivement perdu, en emmenant avec moi 20 novices traileurs !

A tout hasard, je m’engage sur la route, dans le doute, peut être que je retrouverais le chemin perdu…le temps passe, bientôt 5’, et ca n’a pas l’air de redescendre. Je les rassure, l’air de rien, comme si c’était naturel, nous allons tranquille, je reste calme…cela restera un échauffement. Avec un parcours différent, mais un échauffement !

Au bout de 6’, je leur dit naturellement, « bon maintenant, ca descend jusqu’à la tente ! »… « on fait demi tour et on rentre… » Les deux filles commencent à être bien rouge…et le retour n’est pas forcément plus simple, la descente est raide !!

Malgré tout, tout le monde à l’air content, nous allons le plus facilement possible, et retrouvons l’arrivée après 11’ d’échauffement…parfait !

Sur place, Manu est surpris, mais s’attendait à la situation vu mes 2’ de retard. Il fait comme si de rien n’était et repart pour son explication rapide du test, nous partons, je me retrouve, derrière, avec une des filles, une belge…le dénivelé la change de chez elle !

Elle profite de ces vacances pour courir, elle qui vient de la natation synchronisé et qui court depuis 3 mois à peine. Une belle épreuve pour découvrir la Corse…pour courir…c’est autre chose ! Je lui dis quand même de ne pas se forcer à courir dans les cote, déjà parceque c’est presque impossible, et que même si elle y arrive…elle se fatiguera plus qu’en marchant pour ne pas avancer plus vite !

Bref, la troisième session prend fin, voilà notre journée terminée. Retour dans la salle pour nous reposer, 19h00 arrive bientôt, nous nous mettons les pieds sous la table !

Pour moi, le repas est tout aussi copieux que la veille et le midi, il faut dire que l’air de la montagne m’a creusé, et qu’en plus nous ne sommes pas restés inactif !

La grosse préoccupation d’Alain, le temps, la météo prévoit un temps exécrable et si c’est le cas, ils seront contraints de raccourcir le parcours ! L’année dernière c’est déjà produit le problème.

Quelques nouvelles photos viennent compléter ma collection, les plats sont vite terminé, et nous ne tardons pas à rejoindre notre maison pour nous coucher tôt.

Je rentre dans ma chambre, j’ai la surprise de voir une couverture sur mon lit ! Ahhhhh

Une âme charitable compense mon oubli de duvet, je vais pouvoir dormir au chaud…merci !

Je rejoins les autres dans le salon pendant qu’on se relais à la douche.

On discute de tout est de rien, puis l’attention se porte sur la taille de nos mollets, Manu G repère un chauffage électrique portable, ce qui finit en concours de mollet, avec pour mesurage officiel le fil électrique de la prise du chauffage !


Après que tous y soyons passé, c’est Manu G. qui remporte le concours, mais j’ai la joie de terminer à l’honorable seconde place 5 mm derrière lui, suivis de deux petits mm par Franck qui « en a de beaux » aussi !, puis les écarts deviennent bien plus important. On retrouve à près de 2 cm Niko, heureusement que le concours ne portait pas sur les cuisses ( !!!). En fin de peloton, Enrique devance (largement…) un Manu M. qui de ces frêles jambes termine bon dernier…il est pourtant le leader incontestable…et d’ailleurs incontesté pas tous les membres du Team !


Sur ce petit concours et après une bonne douche chaude, nous allons nous coucher en prévision d’une dure journée le lendemain !



27/04/2009
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