/// Erik ... à suivre ... \\\

/// Erik ... à suivre ... \\\\\\

Défilé de mode et Galopade tranchaise…1 victoire…UNE !

Ce weekend, il n'y avait rien de prévu. Rien de prévu sportivement, mis à part un footing long.

Ce weekend, j'avais juste une chose de prévue. Un défilé de mode ! Juste pour « dépanner », pour me joindre à des amis, pour participer à une soirée sympa. Ce défilé, organiser pas des élèves à Elise, c'est pour la bonne cause, pour une association.

Bref, le vendredi soir, une virée vélo avec Quasy. De 85 bornes à plus de 33,5 de moyenne, une sortie de fou…avec un vent tout aussi fou ! Le retour sera plus tranquille, le vent est de dos !!

Bref, une bonne sortie…j'en profite, ce sera finalement la seule sortie vélo du weekend !

Lendemain matin, réveil à l'aurore pour petit entrainement natation matinal. 3500m à la sortie de l'eau, les bras un peu mou…je dois enchainer avec une sortie vélo…mais la pluie à raison de ma motivation ! Je reste à la maison à me reposer…un entrainement bien différent !

Bref, je laisse la journée filer, je prépare mes affaires pour le lendemain, car le lendemain, je me suis décidé à m'inscrire à la course nature de la Tranche sur Mer. Tant qu'à faire un footing long…autant faire une course. Et 26km…c'est parfait ! En plus, mes parents y seront, peut être ma mère va courir, et Bruno le Fakir cours également. Ca peut être sympa !

Bref, on verra ça demain !!

Cet après midi, rendez vous 16h30 devant l'Ile de Versaille.

Il pleut…toujours.

On arrive, organisation un peu moyen pour nous…qui sommes des mannequins novices !

Bref, des filles nous montrent comment défiler, où nous arrêter, notre créateur nous habille, des maquilleuses nous badigeonne de fond de teint, nous voilà prêt.

Un modeste repas plus tard, quelques bonnes crises de rire à faire couler nos mascaras, et les 20h00 arrivent. C'est le début du défilé. Mes chaussettes rouges ne conviennent pas, D@d va m'en chercher chez lui sur son étendoir juste à coté de la salle, pendant ce temps, on vient nous annoncé à Quasy et moi qu'il nous faut porter une deuxième tenue…la créatrice n'est pas là…on se débrouille !

D@d revient, les chaussettes sont parfaites ! Le défilé commence, on nous apprend en dernière minute que nous défilons les premiers (avec la tenue de la créatrice absente !), on se change style arrêt au stand de F1 ou transition triathlon dans nos « loges », c'est-à-dire les cuisines, les filles étant à coté dans un endroit un peu plus décent…

Nous partons dans l'arène, ébloui pas les … lumière…quelques flashs quand même sur le tapis rouge…Des applaudissements m'arrachent un franc rire, et je rentre dans les loge me changer. Quasy à son tour entre en scène, en grande classe, et sans faute, revient indemne !

Une longue attente pour nous, nous squattons les cuisines avec notre créateur, quelques incursions dans les loges des filles pour voir les tenues…et un coup d'œil sur la piste pour les voir défiler…histoire de s'inspirer…d'apprendre un peu !

Deuxième défilé, les tenues sont un peu plus « farfelue », la palme revient à D@d, habiller en pseudo tenue de sport, magnifique !

Pour ma part, j'au un costume de bucheron…avec la hache ! Tout y est !

Notre tour passé, nous voilà de retour dans nos vêtements perso. A l'heure du final, on nous demande, 1' à peine avant notre tour…de repasser nos vêtements…nous retournons sur scène !! Encore un changement hyper rapide…une organisation irréprochable !

La soirée prends fin…un petit after chez D@d, la fatigue est trop grande, à 1h du matin…au dodo, d'autant plus qu'il faut que je me réveil à 6h15 pour aller à La Tranche sur Mer…encore une bonne idée cette inscription de dernière minute !

Trop courte nuit, réveil trop matinal, petit déjeuner conséquent…l'avantage, c'est que je ne suis pas stressé d'un yota !

Départ 6h45 pour 1h45 de route prévue. Personne sur la route, je ne mets à peine 1h30…j'aurais su, j'aurais dormis 30' de plus !

Dès mon, arrivée, je file récupérer mon dossard…juste mon dossard, pas le moindre souvenir à se mettre sous la dent ! Tant pis…je retourne à la voiture…mes parents sont garés à coté…en train de prendre leur petit déjeuné dans la voiture !

Je me prépare à coté d'eux, et ma mère, qui avait décidé de ne pas courir au vu du prix d'inscription, se laisse aller et prends un dossard pour le 13km.

Le départ approche, 40 minutes seulement avant le départ, Bruno, Valérie et Domi arrivent (enfin !), et vont chercher leurs dossards.

J'ai pour ma part enfilé ma tenue de scène, blanche avec « brodage d'or » ( !), je suis prêt !

20' avant le départ, il est temps de s'échauffer un peu. Trotting avec Bruno, quelques étirements appropriés d'avant course…et j'ai un déclic…il me manque quelque chose. J'ai pensé à mon poignet (pour la transpiration…indispensable !!!), j'ai pensé à mon porte ravitaillement Maxim et à 2 gels…mais il me manque ma casquette fétiche !

Je file à la voiture, heureusement juste à coté, prend mon couvre chef et arrive juste pour me mettre sur la ligne de départ. Je donne au passage mon tee-shirt manche longue à Philippe, et retrouve sur la ligne Bruno. Petite appréciation de l'itinéraire à suivre pour le départ, puisque nous traversons une zone sensible pour les chaussures puisqu'il y a quelques parties humides.

Petit discours du patron de l'épreuve, puis du Maire, puisque la course se déroule sous l'égide du développement durable, avec étude d'impact juste après la course et une nouvelle étude quelques mois après pour voir l'impact réel de la course sur les dunes, forêts et plage traversée.

Et le coup d'envoi est donné. Je pars sur un bon rythme, nous descendons la plage, le sable est dure…et j'ai l'habitude de se genre de terrain pour l'avoir pratiqué lors de mes entrainements de La Palmyre et des courses du Tour de l'Anse. En bas, il y a effectivement quelques flaques. Mes pieds prennent un peu l'eau, le problème n'est pas vraiment là, le problème serait plutôt que l'eau…est salée…et par conséquent, les frottements sont intensifié…et mes pauvres pieds déjà bien meurtris par le Trail du Petit Ballon vont encore bien souffrir ! Je me retrouve aux avants poste. La course de 13km partant ave nous, nous voilà plus de 700 participants à dévaler sur le sable. Je ne me fais pas d'illusion, et imagine bien que les quelques unités devant moi sont majoritairement des coureurs du 13km. De l'autre coté de l'anse de départ que nous traversons, une digue. Il avait bien été dit au départ que nous devions passer par-dessus, et non la contourner par le bas…les quatre premiers passent par le bas ! Le cinquième, juste devant moi, bifurque à droite pour la monter…je le suis.

De toute façon, la trajectoire est légèrement plus courte…nous retrouvons donc notre place de l'autre coté. Rapidement, les 2km de plage font les premiers espaces. Je me retrouve dans le groupe de tête, nous sommes 7, je suis le seul du 26km.

Nous sortons de la plage par la droite par une cale d'accès, sur la droite, je vois Bruno un peu plus bas, je lui fais un dernier coucou…

Pour la traversée du hameau, nous sommes 7 et derrière l'écart est fait. Nous ne tardons pas à entrer dans la forêt, sur ce type de chemin que je connais tant, je me suis entrainé sur ce genre de chemin pendant plus de 12 ans !

Là, je commence à prendre un réel plaisir, des relances, quelques petites cotes plutôt plus que moins sablonneuses, un peu de sable dans les chaussures…merci pour les pieds…

Dès l'entrée dans la forêt, un des gars saute…nous ne sommes plus que 6…ils sont 5 sur le 13km, dont 3 du même club. Pour ma part, je suis plutôt bien, au train, pas dans le rouge, et je tiens à faire l'effort pour maintenir le contact, nous nous quittons au 7ème kilomètre, autant profiter de leurs compagnies le plus longtemps possible !

1 des trois gars du club fait une accélération, certainement pour voir le potentiel de celui qui mène le train, le mp3 dans les oreilles, et fait signe à ces coéquipiers qu'il est a priori moins bon. Le chemin suivant, celui là même qui avait fait l'effort met le clignotant en encourageant ses poulains…nous ne sommes plus que 5 !

L'allure est toujours rapide, mais je suis vraiment bien malgré mes 5h de sommeil. Un des deux coéquipiers prend les rênes, une nouvelle fois le rythme s'intensifie. L'homme au mp3 commence à peiner, et à la faveur d'une côte, j'esquive un arbre et passe devant pour essayé de garder le contact, l'écart est instantané et je ne le vois plus dans le rétroviseur très rapidement. Les deux premiers prennent quelques mètres, je ne veux pas non plus me mettre dans le rouge, même si le dénivelé n'est pas élevé et la course relativement courte par rapport aux trails habituels, le sable pourrait avoir raison de mes jambes et le retour sur la plage vent de face pourrait devenir très difficile !

Les deux premiers prennent donc le large, le troisième essaye de s'accrocher, mais surestime certainement son potentiel du jour puisque quelques minutes plus tard, il décroche et je reviens mètre après mètre dessus.

Nous nous approchons du moment où les parcours se séparent et devant, ils ont une centaine de mètres d'avance. Mon « dalons » de fortune faibli, je le passe et deviens par la même occasion virtuellement 3ème de la course de 13km !

A peine 1 km plus loin, et c'est le premier ravitaillement, qui est aussi le moment ou je vais me retrouver seul. Mon père est là…petit encouragement, je ne prends qu'une poche d'eau que je bios pendant tout en courant…bien pratique ces poches d'eau !

Un peu de piste cyclable avant d'embrayer à gauche sur un par feu très sablonneux. Pas de trace de pas, juste des traces de motos, je suis donc a priori bien 1er ! Je me retourne, derrière, personne…tant mieux !

A partir de la commence une longue…très longue période de solitude, mis à part quelques bénévoles, perdu au milieu de la forêt pour nous assurer la direction, sont surpris de me voir arriver mais ne manque pas de m'encourager. Je file sur ces chemins que j'apprécie plus que tout, le sable ne m'embête pas trop, je file. Au bout de longue ligne droite, je ne me retourne à tout hasard…personne derrière…bonne nouvelle !

J'estime mon évolution à la montre. 26km, avec du sable, je compte 1h45 de course. Donc normalement, on devrait être sur le retour au bout de 50' de course, le retour se faisant sur la plage d'après ce que j'ai pu voir sur le plan du parcours, ca devrait être plus direct et plus rapide.

Au niveau du demi tour, l'estimation est plutôt bonne, un peu moins de 50', tout ce passe bien, je suis bien en jambes, la foulée est assurée, les cuisses répondent…malgré tout, un hic.

Et oui, le retour que j'avais vu tout droit sur la carte et que je croyais sur la plage, ce fait en fait par la dune littorale…et là…ce n'est pas la même histoire.

Adieu le sable dure que j'imaginais. Le sable sec nous attend.

Adieu les appuis solides. Ce ne sont que des appuis fuyants.

Une chose ne change pas néanmoins, c'est cette longue ligne droite avec ce large perspectif. Mais personne, je ne vois personne !

J'en profite pour me préserver. Je continu au train, en économisant mes forces lorsqu'une nouvelle petite dune est à grimper dans le sable jusqu'aux chevilles. Après plusieurs centaines de mètres, je me retourne à nouveau. Je vois enfin deux poursuivants, ou plutôt deux taches bleues au fond dans les dunes qui apparaissent et disparaissent au gré des dunes. Passant comme sur la mer du creux des vagues à leurs crêtes. Je suis rassuré, l'avance est confortable. Je gère donc les 2 petits kilomètres de dune qu'il me reste et bois un petit bidon de Maxim pour arroser cette avance.

Enfin, quelques minutes plus tard, j'arrive sur la fin de cette portion difficile par un parking. Des bénévoles nous y attendent. Entre eux et moi, un grillage…elle est où la sortie ???

Il m'indique un endroit…je ne vois aucune sortie…mais en m'avançant, je découvre enfin un couloir de 50cm de large et m'y faufile pour passer du coté parking…fini la dune !

Je rentre dans les terres par une piste cyclable. La première partie descend, j'allonge la foulée, troquant le fardeau des dunes de sable contre une bonne piste cyclable bétonnée.

Bientôt, un faux plat montant apparait, mais toujours bien plus carrossable que le sable, l'allure est toujours soutenue. Après 1.5km de piste, j'arrive au premier ravitaillement, de retour sur le parcours du 13 km. Je passe sans m'arrêter, mon ravitaillement personnel me suffit. Mon père est encore là…il m'encourage, prend des photos, et me rappel de manger, surpris de ne rien me voir prendre sur les ravitaillements proposés. Je rentre dans la forêt en relançant…ma partie préférée.

Un véritable slalome entre les arbres sur ce chemin VTT, dit single-track, ou je prends un grand plaisir.

Je double quelques marcheurs partis sur le parcours du 13 km dans la catégorie randonnée. Quelques petites parties sablonneuses, dont une petite cote, mais qui reste modeste et ne casse pas véritablement l'allure. J'accélère même !

Il reste 4,5 km d'après un petit panneau. Il en reste en fait certainement à peu près 6…mais je suis encore très frais, et toujours à mon train.

Je double tout un groupe de marcheur, et au bout de la ligne droite, dans le sable, une belle dune de sable ! Il y a du monde…alors je ne marche pas…faut quand même assurer son statut de leader !

En haut de la dune, des bénévole qui m'indique la plage… « à gauche…tu longe la plage, arrivée dans 4 km ! »…me voilà rassuré, plus que 4km de plage, j'ai une confortable avance, je peux gérer sereinement.

Je descends la dune, récoltant un peu de sable en plus dans mes chaussures, traverse la plage en diagonale, et arrive en bas sur du sable dure, où deux cavalières sur leurs chevaux m'attendent pour m'escorter jusqu'à l'arrivée !

Je me retrouve à courir avec un cheval de chaque coté, j'en ai la chair de poule, l'image est belle !

La présence des chevaux me booste, j'accélère même, toujours vigilent à regarder devant moi le sable, à la recherche de la meilleure trajectoire. Non pas la plus courte, mais là où les appuis seront les meilleurs, là où le sable est le plus dure.

De temps en temps, je me fais avoir par une plaque de sable plus foncé, et je m'enfonce. Ce manque de vigilance, car l'aspect du sable est légèrement différente, me vaut un petit écart pour remonter chercher du sable plus dure. Je sillonne ainsi la plage de haut en bas, restant sur du sable dure presque tout le temps, à coté des chevaux qui trottent ou galopent à coté de moi, n'arrivant pas à trouver une allure identique à la mienne.

Les cavalières incitent les marcheurs à m'encourager, leur apprenant que je suis le premier coureur du 26km…et les marcheurs réagissent au quart de tour…je les en remercie.

Après quelques minutes, je passe la cale que nous avions remonté à l'aller, c'est bon signe, l'arrivée n'est plus très loin. Deux kilomètres à peine.

Les chevaux m'accompagnent toujours, je file, le vent est quasiment nul, tant mieux. Quoi que même avec du vent de face, je sens que j'ai des jambes costauds…certainement un bénéfice acquis au Trail du Petit Ballon.

Bien sure, à ce niveau de course, je suis fatigué, un peu las…certainement le manque de sommeil, mais le corps répond présent et peut être la douleur de l'effort est surpassée par la fatigue.

Bref, j'avance, au loin, la dernière digue à contourner avant l'entrée dans l'anse d'arrivée, les cavalières prennent quelques mètres d'avance pour passer entre la mer montante et le bas de la digue, je les suis, et me retrouve dans la dernière ligne droite. Cette anse de départ que je retraverse, j'entends ma mère de loin m'encourager, elle a terminée sa course (3ème de sa catégorie…). Le sable est dure, je ne prends pas la peine d'éviter les flaques, je file vers l'arrivée. Remontée de la plage, le sable devient de plus en plus mou, pour devenir complètement sec en haut, je patine, arrive en haut de la plage, prends le chemin d'accès aux parkings, tourne à droite pour la dernière ligne droite et franchi victorieux la ligne d'arrivée. Je boucle ainsi les 26km en 1h35', près de 16,5 km/h de moyenne, une vitesse que je ne pensais pas avoir atteinte, mais qui me fait bien plaisir !

Des journalistes me cueillent, me pose quelques questions, un journaliste m'interview devant sa caméra, je réponds de mon mieux…ce sont en fait des journalistes de TF1, pour un reportage sensé passer entre 13h00 et 13h30.

Plus de 3'30'' après moi arrivent le second et le troisième. Comme je le pensais, les écarts sont confortables, et je suis très satisfait de ma course. C'est Mickael Duvacher, triathlète, qui me suis et Stéphane Lardy qui complète le podium. Au final, nous sommes 218 classés…

A l'origine, dans ma plan d'entrainement, j'avais un footing long, je suis venu sachant que mes parents venaient…j'ai bien fait de profiter de cette course en remplacement de mon footing long ! Une bonne séance de rythme, une bonne préparation en vue des prochains objectifs, et une victoire plus que bienvenue !

En guise de récompense, nous avons le choix entre un chêne vert et un pin parasol…original…mais quand on à pas de terrain…pas indispensable…c'est mon père qui en héritera !

Un weekend qui prend fin au lit, fatigué du peu de sommeil, et un gros microbe en prime !



07/04/2009
9 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 20 autres membres