/// Erik ... à suivre ... \\\

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La Grande Course des Templiers

 « The » trail, l'objectif de fin de saison.

Dernière manche du Trail Tour National (Championnat de France).

D'après de savants calculs, une place dans les 9 premiers ici m'assurerait la 3ème place du championnat.

Cette course, je l’ai préparée au mieux malgré une série de petits soucis tout au long de l’année (bilan de la saison dans mon prochain compte-rendu…)

Trois semaines auparavant, stage de 8 jours sur site pour repérer tous les pièges du parcours, les difficultés et les points délicats, pour m'imprégner du tracé très sélectif, prévoir les ravitaillements en conséquence, et réfléchir à ma gestion de course.

Parcours de 70km à l'origine (raccourci de 4km pour raison de sécurité) avec un dénivelé inchangé de 3200m positif. Le causse, une gorge, le causse, une gorge, le causse...pas vraiment une sinécure !

Le traditionnel départ de Nant est délaissé cette année pour Millau. Il sera donné à 6h15 du matin, toujours avec le même cérémonial : feux de Bengale et mythique hymne d’Era qui donne la chair de poule.

 

Pour cette course d’exception, je suis parti de Nantes (pas confondre !) vendredi midi, laissant à la maison Céline et Enzo, un peu jeune (8 jours !) pour un trajet voiture de 8h. Tant pis, je courrai en pensant à eux et ils me supporteront sur le terrain une prochaine fois !

Arrivée à 22h15 au gîte du Team Asics. Je suis accueilli par Laurent et Taz qui vient de remporter les 110km de l’Ultra des Templiers pour la seconde fois consécutive…avec 50’ d’avance ! Respect.

Une grande gamelle de pâtes m’attend…good. C'est que ça creuse 8h de route !

Mes paupières se font rapidement lourdes. Je ne vais pas veiller ce soir…il faut récupérer un maximum de sommeil. Avec l'arrivée un peu précoce d’Enzo qui a tenu à pointer le bout de son nez pour l'occasion, la semaine n’a pas été de tout repos, en tout cas pas idéale pour être au top demain !

Au lit ! On déchargera la voiture demain !

23h00, je rends l'antenne !

 

Samedi 23 octobre.

Date anniversaire...Il y a un an jour pour jour, je crapahutais dans l'autre hémisphère sur le parcours du Grand Raid de la Réunion. Cette année ce sera une journée repos.

Réveil 8h30, petit déjeuner copieux avec quatre-quarts breton au menu.

Petit tour dans Millau pour prendre l'air, faire quelques courses, le plein de carburant et récupérer mon dossard sur le site départ où je retrouve quelques visages familiers…Patrick Bringer et le Team Platinium/Nutrition presque au complet…

Mes parents sont là aussi comme prévu et en leur compagnie je décide de monter en voiture à l’antenne qui surplombe Millau, la « Puncho d’Agast », pour reconnaitre le début de la descente finale sur Millau modifié depuis ma reconnaissance.

Avec ma mère nous ferons la descente « cool » pendant que mon père redescendra en voiture. Survêt, pas de short, mais quand même une paire de Trabuco Asics au pied. C’est toujours mieux qu’une paire de chaussures de route !

Le balisage est là, bien évident : c'est parti.

En milieu de descente, à l'occasion d'une traversée de route, rencontre d'un groupe  qui cherche la grotte du Hibou...

Après alternance de marche et course, nous arrivons tranquillement en bas au bout de trente minutes.

Ca, c'est fait. Maintenant retour au gîte pour une après midi farniente !

Arrivée à « la maison » à 13h30 : une grosse gamelle m'attend préparée comme il se doit par notre cuistot/coureur Vincent. Je fais le plein et enchaîne avec une petite sieste, bercé par du Vivaldi !

Je me laisse douillettement sombrer dans les bras de Morphée quand un ouragan nommé « Maud » s'abat sur  le chalet ! Branle bas de combat, tout le monde debout ! Je n’irai  pas plus avant dans ma sieste... L’arrivée d’Enzo n'a pas été de tout repos et ce petit dodo m’aurait fait le plus grand bien. Tant pis, c'est raté. Alors séance ciné sur l'ordi avec « Le plus beau des Combats ».

Film terminé, la journée est déjà bien avancée.

Je profite de ce moment de calme, seul au gîte, pour préparer mes affaires de course.

Avec en tête l’objectif de perdre le moins de temps possible, je prépare 4 camels-bags : 1 pour chaque ravitaillement. Les quantités d’eau sont calculées en fonction de la distance de chaque étape ainsi que barres et gels. Matériel obligatoire dans chaque sac : un sifflet, une couverture de survie, un coupe vent. C'est bon, les sacs sont prêts et il ne restera plus demain matin qu’à faire le plein d’eau des réserves !

Il est 18h30. Je me décide à  bouger un peu et redescend dans le centre de Millau prendre l’air et retrouver mes parents occupés à boire une bière dans le « village des Templiers » en compagnie de Bruno, Patrick, Françoise et Thierry, les amis charentais. J'en profite pour  donner 2/3 conseils et du matériel de secours à mon père qui prendra également le départ !

Retour à la case où je retrouve le reste du groupe pour un repas sympathique dans une chaude ambiance.

J’apprends  la seconde place de Céline Lafaye qui après avoir mené toute sa course sur le 20km s’est faite doubler à 200m de la ligne…et la victoire haut la main de notre Réunionnais Raymond Fontaine sur 40km qui s'ajoutent à la victoire de Taz sur l'Ultra !

Le weekend commence bien pour le Team Asics…il va être difficile d’être à la hauteur de ces résultats sur la course reine qu’est « La grande course des Templiers » !

Manu (Gault), Vincent (Faillard) et moi devrons nous y coller ! La tâche sera rude !

Le repas englouti, je monte me coucher de bonne heure dans la chambre que je partage avec Manu…pour ne trouver le sommeil que 2h plus tard !

 

Dimanche 24 novembre :

Réveil à 4h du matin.

Je saute du lit juste avant la sonnerie du réveil. Manu m’imite. Sans perdre de temps j'enfile d’emblée mes vêtements de course.

Short, maillot, manchettes, casquette, buff, Compressport.

J'attrape tous mes sacs et descends pour le petit déj.

Menu devenu rituel les matins de course : thé et ½ carbocake.

Petit déj’ avalé, je passe aux « finitions » : crème sur les pieds et aux endroits sujets aux échauffements.

Je chausse mes Trabucco et remplis mes réserves d’eau pendant que Laurent égraine le compte à rebours. Il est 5h15.

Tous dans le bus Asics qui nous mène au départ, l’ambiance est studieuse. Pas un bruit. Pour ma part, musique dans les écouteurs, je me concentre et reste dans ma bulle…un peu aussi pour engranger quelques minutes de repos supplémentaires après une semaine un peu usante mais si riche en émotions.

Arrivée sur site à 5h30. Manu et moi restons dans le bus encore un peu. Au chaud et toujours dans nos bulles.

5h45. Il faut se bouger. Je sors du bus, endosse mon sac, ajuste la frontale et pars m’échauffer quelques minutes. Petit tour par la ligne de départ pour effectuer les premiers hectomètres de la course au milieu des nombreux concurrents qui rejoignent à contre sens le sas de départ.

Par le plus grand des hasards, je tombe sur mes parents en train de discuter avec Patrick H. et Thierry G. Petit coucou et encouragements mutuels. Mon père en profite pour me confier dans l'oreille avec un air de conspirateur sa stratégie de course : « Pour bien faire, à nous deux il faut contrôler la course. L'un gérera la tête et l'autre la queue du peloton. J'ai déjà tiré au sort pour savoir qui s'occupera de la tête. C'est tombé sur toi. Le hasard fait bien les choses... ».

Je poursuis mon échauffement. Arrivé au Tarn, je décide d’en profiter pour reconnaître le dernier kilomètre que je n'ai vu que sur plan. C'est donc aller/retour le long de la rivière sur la piste cyclable, passage sous un petit tunnel piétons et retour en direction de la ligne d’arrivée. 6H00 : au passage devant le minibus Asics j’enlève mes vêtements pour ne garder qu’une veste par-dessus mon camel-bag. Puis avec Manu, Vincent, Laurent et Pascal nous partons rejoindre le départ.

Sur place, je revois mes parents. Derniers encouragements…une longue journée en perspective pour lui ! Ma mère quant à elle me suivra avec le staff.

Nous pénétrons dans le sas. Bouger-bouger pour ne pas se refroidir. Millau à 6h15 du matin, c’est frais ! Heureusement le temps est couvert et la température assez clémente pour la saison, en tout cas davantage que lors de ma semaine de reconnaissance !

Un petit bonjour aux adversaires/amis que je croise : Nico V., Simon B., Patrick B., ma poupoune et quelques autres.

Les officiels nous repoussent en arrière de la ligne. Je reste au chaud au deuxième rang.

Plus que quelques minutes maintenant. Gilles Bertrand gère un petit briefing ponctué de réprimandes envers les coureurs mécontents de la veille qui ont insulté des bénévoles. Il nous souhaite une bonne journée et nous précise qu’en raison de la météo et de la pluie annoncée, une portion de 4km en corniche à été supprimée pour éviter tous risques.

Le départ est imminent. La musique tant attendue d'Era retentit. Compte à rebours…les secondes s’égrènent…

 

 

Départ :

 

Les fauves sont lâchés. Les feux de Bengale rouges qui s'embrasent de part et d’autre de la rue principale sur laquelle nous nous engageons donnent un aspect féérique à la scène. Ambiance incendiaire, éclats des flashs, acclamations, encouragements de la foule massée de chaque côté. Frissons ! Je me place d’entrée en tête de peloton…le départ est rapide ! Nous arrivons au pont qui franchit le Tarn, traversons un rond point, et 600m seulement après le départ… première montée. Sur la route celle-ci.

Le groupe s’étire, et devant, Pascal Giguet à pris quelques longueurs.

A la faveur du premier lacet le spectacle est unique. Nous découvrons en contrebas une impressionnante procession de lucioles, une chenille lumineuse qui s'extrait lentement de son essaim : Millau…Grandiose !

 La course est partie rapidement.

J’essaye, pour rompre avec mes habitudes, de rester aux avants postes...sans prendre la tête. Je me retiens et y parviens tant bien que mal. A mes côtés, des habitués : Thomas Lorblanchet (champion du Monde 2009), Thierry Breuil (champion de France 2008/09/10), Christophe Malarde, David Pasquio, Manu Gault...

Nous quittons la route et nous engageons sur un chemin bitumé. Après deux cent mètres le goudron disparaît. Chemin de terre. Chacun prend sa place.

Thierry éclaire tout le monde avec ses projecteurs. Ma Petzl RXP m’éclaire suffisamment pour être à mon aise et progresser sereinement sans appréhender de me tordre une cheville.

Le chemin redescend vers la route qui longe le Tarn. A la faveur des lacets je découvre derrière le peloton qui s’étire. A l’aise dans cet exercice nocturne, je garde le contact avec la tête de course. Devant Pascal à pris ses distances. Thierry emmène le long peloton de 2700 coureurs ! Je le suis avec Chris, précédant de peu l’ensemble du groupe avec tous les favoris.

Nous arrivons à la route. Virage à droite. Regroupement en tête. Je prends une allure volontairement tranquille pour m'intégrer au cœur du groupe. Tom prend les commandes et rejoint Thierry suivi de Patrick. Je me retrouve aux côtés de « mon » Manu, David Pasquio, Chris et les autres.

La route remonte en direction de Carbassas. Le peloton retrouve sa densité.

Nous entrons dans le hameau. Le pourcentage devient plus raide et nous traversons les rues sous les encouragements des spectateurs qui attendaient notre passage dans l'obscurité.

Nous ressortons du hameau comme nous sommes entrés : traversée furtive pour quelques encouragements chaleureux.

Dès la sortie le goudron disparait, la pente restant tout aussi dure !

La piste est droite. Devant, une seule lumière : Pascal. La difficulté étire la procession de coureurs et des groupes se forment. Je reste sagement en 5/6ème position du groupe de tête qui compte une douzaine de coureurs.

Dans cette première grosse difficulté, je prends tout de suite mon rythme et gère la montée en marchant le plus possible pour m’économiser en vue de la fin de parcours que je sais très difficile.

Alors que certains persévèrent à courir, je choisis d'alterner marche en essayant de rester au contact et course dès que l’écart devient trop important pour ne pas décrocher.

Nous entrons dans la forêt. Les écarts avec l’arrière se creusent. Les premiers groupes se forment.

Quelques lacets. Virage à droite. Je reconnais la fin de la montée, nous arrivons bientôt à la barrière de l’O.N.F.

Effectivement, quelques mètres plus loin, passage sur une grille au sol et nous débouchons sur une large piste forestière. Nous relançons pour un petit kilomètre. Ceux qui n’ont pas pris trop de retard dans la montée en profitent pour recoller au groupe de tête.

Toujours bien calé à ma place, en deuxième ligne pour être serein et voir où je pose les pieds, je bénéficie en plus du projecteur de Thierry ! Manu n’est pas bien loin, un réconfort non négligeable !

Arrive le moment où nous quittons la piste pour pénétrer un peu plus profondément dans la forêt par un sentier beaucoup plus étroit. Je suis toujours dans la tête du groupe et le parcours est toujours aussi bien balisé: bandes fluo fixées sur les arbres en plus des rubalises. Eclairées par les frontales, les bandes fluo s’illuminent subitement ! Elles sont espacées très régulièrement. Nous sommes comme canalisés. Soudain deux ou trois traces possibles, en parallèle. Moment de flottement. Des exclamations dans le groupe, des interrogations. Devant je rassure les inquiets en constatant que toutes les traces  mènent au même endroit !

Après une centaine de mètres, virage à droite pour revenir sur un layon étroit mais rectiligne.

Je me retrouve en tête du groupe et me retourne. Derrière, des frontales dans tous les sens…une vraie harde de sangliers qui avance groupée en ratissant toute la largeur du bois balisé.

Thierry est juste avec moi, puis tout le monde suit en file indienne. Après un bosquet, je ralentis et reste sur la gauche, une double trace laissant la place pour me doubler.

Je me retrouve ainsi vers la quatrième place. Ne surtout pas prendre trop de risques et s’économiser. J’en suis conscient, il ne me reste plus qu’à appliquer !

Notre groupe fort d'une quinzaine de coureurs traverse ainsi à bonne allure, pour la 1ère fois mais pas la dernière, le Causse Noir. Le sentier devient piste. Je reste vigilant aux appuis, aux racines et roches qui émergent de la piste pour éviter toutes blessures.

Nous arrivons ainsi au centre équestre de Sonnac et empruntons les 500m de bitume qui nous permettent de rejoindre une nouvelle piste. C'est l’amorce lente de notre descente sur Peyreleau.

Après quelques mètres de piste, je me propulse en avant en vue de la descente monotrace qui conduit au ravitaillement. Ca me permettra d'être plus serein et d'assurer une descente plus sécurisée.

Avec cette hausse de régime, je me retrouve avec quelques dizaines de mètre d’avance en compagnie de deux coureurs et de Thierry. Je n'ai pas prévu de m'évader et j’espère que Thierry ne se trompe pas sur mes intentions !

Après plusieurs minutes, je m’aperçois que j’ai un peu trop anticipé la descente plus technique ! Il est vrai que j’avais reconnu cette partie en nocturne après une journée bien difficile, mais je ne pensais pas m’être autant trompé !

Nous nous retrouvons ainsi échappés avec une grosse centaine de mètres d’avance. Je me contente de maintenir la distance sans m’enflammer plus.

Une ferme : c'est mon point de repère pour le début de la descente. Je m’engage sur le monotrace sur les pas de mes deux confrères d’échappée, tout juste précédés de Thierry. Derrière, le groupe avec en tête Tom et Chris s'est un peu rapproché.

Début de la descente. J’explique à Thierry pourquoi j'ai pris un peu les devants alors qu'il se récupère justement d'un appui en porte à faux.

Nos suivants ne tardent pas à recoller. Nous temporisons devant et enchaînons quelques lacets qui conduisent au fond du vallon.

Encore quelques instants et nous arrivons en file indienne à la route qui descend directement sur le ravitaillement. Les premières lueures du jours apparaissent.

Arrivée en roue libre jusqu’à l’entrée du village, où ma mère m’encourage. Encore quelques mètres et c’est au tour de Pascal qui me lance au passage quelques consignes concernant le ravitaillement. Je dégrafe les attaches ventrales de mon sac, prêt pour un changement express !

Ravitaillement à vue, je commence à me libérer de mon camel. Laurent est à l’entrée. Pose du sac à ses pieds et récupération au vol du nouveau qui assurera l'autonomie sur la nouvelle section ! Je l'enfile et le clique en courant

Pas d’arrêt au ravitaillement…j’en laisse pour mon père...dans quelques heures !!

A la sortie, pointage. Thierry est arrêté…la bénévole n’arrive pas à pointer le dossard…ça ne fonctionne pas !

Tant pis …nous n’allons pas rester 10 minutes ici ! Je presse un peu et la bénévole s’écarte, ne réussissant pas à bipper le dossard et nous repartons.

Thierry fait son ravitaillement, Tom derrière fait le sien alors que je ressors déjà avec un autre coureur. Nous avons pris plusieurs dizaines de mètres d’avance. Pas la peine de s’exciter ! J’en profite pour temporiser et me ravitailler avec les réserves de mes poches ventrales. Descente jusqu’à la rivière, avec virage à droite juste avant pour emprunter un petit sentier montant sèchement. Je profite de notre avance pour monter très tranquillement.

En haut, nous retrouvons une portion de 2km de plat. Tom, Thierry, Patrick, Chris, François D’Haene (5ème au GRR2009 entre autres) et un autre coureur sont revenus.

Nous reprenons notre allure de croisière. Personne derrière…j’ai perdu Manu et j'en suis un peu dépité. Tant pis, je reste dans ma course et me re-concentre pour les deux tiers restants.

Maintenant, il n’y a que des favoris à mes côtés. La course est réellement lancée. Il faut s’accrocher et rester au chaud dans le groupe jusqu’à la Roque Sainte Marguerite si possible. C'est au  43ème km qu'on rentrera vraiment dans le vif du sujet!

Je reste donc en deuxième ligne, mais je commence à sentir un peu de fatigue. De la fatigue générale due à une semaine mouvementée…et au manque de sommeil ! Les nuits sur le canapé de la maternité, c'est pas l'idéal !

Pas grave. Il faut tout donner !

Après quelques minutes relativement tranquilles au train, la piste reprend du pourcentage. Faux plat d'abord puis rapidement pente sévère.

Pascal est toujours en tête. Thierry, ayant sorti ses bâtons, prend les choses en main et la tête du groupe en même temps ! Ca risque de se corser !

En moins de 5’, François D’Haene et l’autre coureur se sont laissés décrocher après quelques paroles partagées avec Tom…J’appréhende, d’autant que Thierry me glisse un « ils sont en train de mettre une stratégie Salomon en place ?!? »…

Notre groupe restreint à 5 unités s’étire. Thierry à pris un lacet d’avance avec ses bâtons et revient sur Pascal qui est à vue. Tom a enchaîné derrière. Je laisse Patrick et Chris passer, me sentant un peu en sur régime et un peu mou.

Nous enchaînons les lacets serrés, la pente est raide. J’ai pris ma cadence marche alors que Tom continue à courir ! Je laisse définitivement partir.

Une dizaine de minutes de plus et la pente s’adoucit enfin. Ils sont à 200m devant. Je les ai en visu dès que le chemin est rectiligne. Ils ne sont pas loin mais je ne souhaite pas faire d’effort violent pour les reprendre, me contentant de les garder à distance raisonnable.

Et puis la montée est définitivement terminée. Nous venons de shunter les 4kms supprimés pour raison de sécurité et retrouvons le parcours. Large piste qui sinue tantôt dans la forêt, tantôt au milieu de clairières, avec parfois vue imprenable sur des sculptures naturelles en calcaire.

Passage au pied de la Chapelle de Saint-Jean des Balmes en ruine, perdue au milieu de la forêt…mais où sont les lutins ? Nous la contournons.

Petit détour dans le bois avant de traverser la route et poursuite de la traversée de la forêt en direction du second ravitaillement. Je ne quitte pas le groupe de tête de vue, une vingtaine de seconde devant. Descente, montée, je temporise un peu, relance en haut, le ravitaillement approche.

La forêt s’éclaircit. Quelques spectateurs sont là pour me remotiver. Premières maison : c’est Saint André de Vézine. Entrée dans le village. De plus en plus de monde. Je décroche mes attaches ventrales. Toujours ma mère et Pascal avant le ravitaillement pour m’encourager et me donner les infos : 30’’ de retard sur le groupe de tête.

Rien d’alarmant…les difficultés sont à venir !

Je jette mon sac aux pieds de Laurent et endosse un nouveau sac Camel-bak. Il ne peut que me porter chance…c’est celui de Raymond (Fontaine) qui a gagné la veille le marathon des Causses !

Sans m’arrêter, juste le temps de me faire pointer, et je suis reparti !

Traversée de village par la route. 400m plus loin, nous retrouvons un bon chemin. Je déroule. Il descend en pente douce…mais personne devant. Ils ont du accélérer !

En bas, quelques petites pirouettes pour sauter 3 marches naturelles et des appuis un peu farfelus sur un terrain chaotique. Quelques mètres plus loin, retour sur une bonne piste en descente progressive direction Montméjean.

Toujours personne en vue devant. Des cris d’encouragements viennent de la route qui passe à proximité, ils sont pour les coureurs qui me précédent…ils ne doivent donc pas être trop loin.

J’allonge la foulée et arrive rapidement à Montméjean, cité avec château en ruine…pittoresque et enchanteresque !

Traversée du hameau, descente par un petit sentier, et sur le versant opposé…je découvre Chris, Pascal et un peu détaché Patrick. C’est bon, ils ne sont pas loin, et comme je m’en doutais Tom a du lancer les hostilités…Thierry a du suivre ! Le Tom va être dur à battre aujourd’hui !

Quelques mètres bien roulants à flanc de versant, et bifurcation à droite…Le sentier s’élève d’un coup. Je commence en trottinant puis adopte rapidement une allure plus modeste…la marche.

Destination Roquesaltes, tout là-haut.

Je cours dès que possible, sinon c'est marche rapide. Je ressens la fatigue générale malgré des jambes ok et un mental à toute épreuve. Je m’accroche, compensant la fatigue de la première semaine d’Enzo par la motivation qu’il me procure.

Petite chicane, les arbres deviennent plus dispersés puis laissent place à une végétation de buissons. Enfin en haut je relance sur la corniche. La vue se dégage. J'aperçois Patrick un peu plus loin...c'est bon !

Aux portes de Roquesaltes, je quitte le chemin pour prendre une petite sente tracée par le Gentil Organisateur. Il plonge sèchement à travers les arbres. Je dévale la pente en m’accrochant aux branches pour ralentir un peu l’allure. J’enchaîne les virages en pensant aux pauvres arbres qui vont passer une journée bien difficile avec tous les concurrents !

A mi-descente, je rejoins Patrick qui descend très précautionneusement. Certainement un problème physique ? Le groupe à explosé. Il faut maintenant grappiller les places une à une.

Je reste derrière lui quelques mètres et profite d’un virage pour passer devant. Il s’écarte sur l’extérieur du virage. Dans mon élan je ne peux éviter au passage une petite bousculade involontaire. Je m'excuse et l’encourage.

Suite de la descente vers la Roque Sainte Marguerite. Descente technique. Je prends quelques précautions, mais reste satisfait de mon allure.

J’arrive enfin à la route, qui marque la fin de cette portion raide et technique…un bout de bitume avant de tourner à droite et rejoindre le Riou Sec…pour quelques minutes de pur plaisir dans un passage délicat !

Je l’avais bien reconnu et même visualisé à plusieurs reprises. Enchaînement de virages secs et gros cailloux sur lesquels les appuis restent improbables. Des racines et quelques sauts  corsent cette progression dans le lit du ruisseau…sec comme son nom l’indique.

Je reste hyper concentré, toujours à l’affût du moindre piège. Des spectateurs sur le talus  m’encouragent au passage. Je n’ose les regarder, focalisé sur mes appuis.

La descente du Riou Sec est bientôt terminée et Taz est là pour nous encourager ! Ca me booste un peu plus. Enfin le portillon qui marque la fin de cette partie technique et délicate. J’en ressors indemne ! Me voilà à la Roque Sainte Marguerite…Que la course commence !!!

Mais là, petite modification par rapport à la reconnaissance. Il faut grimper en haut du village ! Ascension d'un gros talus pour poursuivre sur une ruelle qui monte jusqu’au sommet. Je trottine toujours, jusqu'en haut pour enfin redescendre vers le ravitaillement.

Encore une petite virée au cœur d'un village. Celui-ci est situé au bord de la Dourbie. Je décroche comme d’habitude les attaches ventrales de mon sac pour préparer le ravitaillement façon « Formule 1 » !

Petit passage sur cailloux avant d’arrivée aux portes du point de contrôle. Bonjour maman! Merci pour les infos Pascal. Quelques mètres plus loin, Laurent me tend mon nouveau sac. Echange avec mon camelbak et c'est reparti avec deux portions de bananes en main et le sac rempli sur les épaules ! J'enfile la paire de gants prévue pour cette dernière partie très technique…en guise de protection pour les descentes que je sais assez engagées !

Le balisage nous dirige maintenant à l’assaut d’une nouvelle difficulté, plus facile celle-là, en direction de Montpellier-le-Vieux. Je connais maintenant parfaitement le parcours pour l’avoir repéré plusieurs fois lors de mon séjour précédent. Un point positif pour contrer la fatigue générale. Dommage, les jambes vont bien !

J’alterne course et marche dans les portions un peu plus difficiles. La marche rapide me permet de m’économiser un peu et de relancer de plus belle. Mon tendon d’Achille commence à se manifester. Tant pis. Plus qu’une vingtaine de kilomètres. Je sais pour avoir déjà eu cette douleur lors de la reconnaissance que celle-ci ne se fait pas sentir dans les descentes et très peu sur plat…reste donc à l'ignorer…ou du moins faire avec !

Après un bon quart d’heure, j’arrive au coude où l’on doit quitter le sentier de Montpellier-le-Vieux. Alors que le sentier se poursuit sur la droite, je file par une étroite trace sur la gauche. Les choses se corsent. Le monotrace devient très technique. Tout est réuni ici pour freiner notre progression… racines, cailloux, arbres en travers, dévers…

Enfin, j'aperçois juste devant le grand Chris. Pas possible de se tromper ! Et comble de satisfaction…il n’est pas seul, Pascal l’accompagne !

Ils sont tous les deux au ralenti…l’accélération de la dernière traversée du Causse doit se faire ressentir !

Je reviens rapidement sur eux. Ils m’entendent arriver, et s’écartent sportivement pour me laisser passer. Je les en remercie et les encourage. Ils n'ont pas l’air au mieux.

Je poursuis ma progression à flanc de Causse, alternant petites montées, petites descentes, parfois techniques, souvent très raides, sans ralentir l’allure…C'est alors que j’ai la (désagréable) surprise de voir arriver derrière, un « Platinium-Compressport » ! Il s’agit de Yann Curien. Je le laisse doubler à mon tour bien qu’il n’ait rien demandé et qu’il n’en ait pas forcément l’intention….il me dépose et disparait rapidement ! Mon euphorie aura été de courte durée, je redescends sur terre ! Moi qui étais content d’en avoir doublé deux et de me retrouver à la troisième place, me voilà à présent 4ème.

Un peu plus loin, nouvelle descente technique. En bas, du monde pour nous encourager…nous sommes près de la route. Valat Nègre. J’y retrouve Taz, Pascal, Céline, Laurent, Raymond et ma mère. Ils m’encouragent et me crient quelques infos. Je suis 4ème, le troisième est juste devant et Thierry est dans le rouge !

Mais maintenant, c’est une nouvelle grosse difficulté. Nous sommes tout en bas, il faut remonter sur le plateau. Plus de 400m de dénivelé pratiquement d’une traite…l'organisation n'y est pas allée de main morte !

Je commence la montée en me forçant à trottiner. Marche dans les portions les plus raides et relance aussitôt…Je m'efforce d'allonger le pas au maximum en poussant sur les mollets…et sur mon tendon douloureux ! Mais les autres ne doivent pas être bien plus frais que moi !

A mi-pente, un refuge sous corniche. Deux bénévoles m’orientent sur la gauche…et c’est reparti pour une petite partie à flanc de Causse qui permet de récupérer un peu malgré la vigilance permanente nécessaire pour éviter un mauvais appui.

Quelques minutes de ce monotrace avec passages sous corniche, quelques talus à escalader et voici la deuxième partie de la montée sur le Causse…

Elle est raide, avec quelques hautes marches naturelles. Je pose les mains sur les racines, m’agrippe parfois aux arbres pour me hisser.

Enfin, après une bonne dizaine de minutes, j'émerge sur le Causse. Pas le temps de musarder ici…mais la vue est magnifique malgré les nuages bas. Je l'ai appréciée lors de la reconnaissance

Je reprends une petite allure de course pour perdre le moins de temps possible…et éventuellement en gagner !

C'est la dernière partie roulante du parcours : 45’ de piste et sentier relativement plats qui me permettent de reprendre une allure raisonnable même si la fatigue est bien présente.

J’essaye d’allonger, de m’appliquer sur ma technique de course et de courir le plus grand possible sur cette première partie de piste sablonneuse. Environ 13km/h, un peu à l'arrache mais c'est toujours ça.

Quelques spectateurs et bénévoles m’encouragent. Ca fait du bien ! A leur niveau, je prends le chemin de gauche pour m’engager entre deux haies en direction de Longuiers.

Après un petit kilomètre de cette nouvelle piste, arrivée à Longuiers. Encore du monde pour nous encourager. Pas de ravitaillement officiel prévu. Je marche cependant quelques pas pour prélever des munitions dans mon sac : gel, boisson. Et on repart, accompagné de quelques encouragements bien réconfortants en trottinant sur le chemin le long de la route.

Tout au bout, je me retourne. Je sais que je ne suis pas allé bien vite et la vue porte loin, jusqu’à Longuiers. Et c'est bien ce que je craignais, je crois apercevoir un coureur…Aïe! Un retour de Chris ou Pascal ?

Je quitte le bord de la route pour une large piste. Un VTTiste me précède, il va bien trop vite pour moi !!! Après 400m de piste, nous quittons l’ « autoroute » pour un monotrace réalisé au milieu de nulle part par l’organisateur. J’entre dans la forêt en jetant avant un petit regard derrière…aïe aïe aïe…! Ils sont deux !

Dépité d'en voir deux, mais malgré tout heureux de voir que l'un des deux est mon Manu ! Quel retour ! Avec lui se trouve François D’Haene.

Ils ont belle allure…je m’écarte !

Je profite de cette fugitive compagnie pour tenter de m’accrocher et de me relancer. J’arrive à tenir un petit kilomètre, pendant tout le sous bois. Nous retrouvons le GR, je m’agrippe encore derrière eux, mais malheureusement, après une petite descente, le chemin s’élève à nouveau.

J’aurai essayé, mais je ne peux plus suivre et doit me résoudre à les laisse partir…ravi de voir Manu survolté !

Je reprends mon allure sur la corniche avec vue sur la Gorge de la Dourbie. Ils m’auront permis de bien me relancer, même si ma vitesse reste plus modeste que la leur.

Quelques hectomètres plus loin, en sous bois, je reviens sur un maillot bleu que je connais bien : Thierry !

Il est au petit trot et n’a pas l’air dans son assiette. Je fonds rapidement sur lui. Il se retourne et m’encourage aussitôt… « Allez, c’est le podium du TTN au bout ! » … petit clin d’œil, je l’encourage à mon tour. Bien que très loin de son niveau habituel, il persévèrera pour terminer la course.

Il en profite pour prendre ma foulée et nous terminons le GR de crête l’un derrière l’autre.

Un bon kilomètre  plus loin deux bénévoles nous font quitter le chemin pour un petit sentier qui descend directement vers le fond de la vallée et le dernier ravitaillement de Massebiau.

C’est parti pour une descente engagée que je négocie avec force glissades…pour ne pas tomber ! Dès le haut, Thierry m'a laissé partir. Je m’en vais donc seul à la 5ème place.

J’enchaine les lacets, saute les marches naturelles, glisse dans les parties raides, mais heureusement encore sèches, protégées de l'humidité par les arbres. Je dévale la pente à bonne allure et me rapproche rapidement du ravitaillement.

A la sortie d’un champ, Massebiau est en vue. Fin de la descente et bitume pour contourner le village. Le fidèle Pascal m’y accueille et m’encourage comme il peut.

Je suis un peu usé mais motivé pour m’accrocher à cette 5ème place.

Dans l’aire de ravitaillement Laurent me tend le dernier camelbak. Echange comme d'hab.

Je tourne dans l’aire, cherchant la sortie, tout en demandant du coca à Laurent…Il en a mis dans ma petite gourde latérale.

Quelques secondes encore à tourner en rond, certainement un petit manque de lucidité et on me dirige enfin vers la sortie !

Je repars sous les encouragements de Laurent qui n’oublie pas de me conseiller de me bourrer de sucre…

Derrière, personne en vue.

Sortie du ravitaillement…je m'attaque à un mur. Bitume, grosse pente. Je m’évertue à courir le plus possible mais la pente devient trop importante et je suis contraint à la marche. A mes côtés, Vincent, dont je n’ai pas réalisé l’abandon, m’accompagne tranquillement…alors que j’essaye d’être à fond !!

Enfin je ressors de cet enfer et retrouve un chemin. Pascal est encore là pour les derniers encouragements. Il reste environ une heure de course.

Me voilà parti à l’assaut de la Puncho d’Agast. Dernière difficulté mais peut-être la plus dure !

Le sentier se dirige directement vers une arche calcaire qui domine la vallée, complètement dégagée de toute végétation haute. Cette partie est suffisamment douce pour me permettre de courir. Je marche malgré tout dès que les appuis deviennent trop instables.

Je me retourne : personne en vue derrière. On m’annonce bientôt 2’ de retard sur le 4ème…je donne tout.

Au dessous de l’arche, le single redescend, j’allonge et en profite pour boire mon coca ! Après 400m de cette descente, virage à droite, et … c’est la terrible montée…le calvaire (re)commence.

Après quelques foulées en trottinant je marche à nouveau. Le cardio doit flirter avec le maxi ! En tout cas, le souffle est court !

Les cailloux roulent sous les pieds. Il faut viser les moindres appuis solides : arbres, rochers, racines, pour grignoter chaque mètre.

Un quart d’heure plus tard et c'est enfin la forêt, là où la pente s’adoucit enfin. Je reprends dès que possible une petite foulée de course pour ne pas perdre de terrain sur les adversaires invisibles qui me précédent et me suivent.

Et puis la pente devient faux-plat. Je relance toujours pour écarter la menace d'un éventuel retour de l'arrière. Je pousse ainsi jusqu’à l’antenne. Quelques petites marches de pierre tout là-haut. Je les gravis en courant…Les spectateurs m’encouragent en m’annonçant que je suis le premier à les franchir ainsi…C'est motivant et ça donne une information sur l’état de fatigue des autres coureurs !

Je reprends le sentier qui file vers l’aire d'envol des parapentes et traverse enfin la petite prairie.

Du sommet, vue imprenable sur Millau. La course est presque terminée. Plus que 25’ de descente pour franchir la ligne d’arrivée.

Un sentier conduit vers le raidillon qui amène à la grotte du Hibou.

Virage à gauche. Plusieurs secouristes sont postés là. La descente commence. Elle est raide, avec corde en guise d’assurance. Les organisateurs ont fait fort !

Je m’y engage et dévale jusqu’à la grotte du Hibou. En dérapage, glissade, en m’accrochant à chacune des branches qui se présentent à proximité…merci les gants !

Ca y est, la grotte.

Traversée en nocturne des 20m de boyau pour ressortir de l’autre côté…sortie délicate !

Quelques marches. Descente toujours aussi raide. Et puis c’est bon, je repars sur ma lancée. Bientôt, la pente devient plus douce et permet de déployer davantage la foulée.

Plus sereinement et avec moins de prises de risques, mon altimètre s’emballe! Chemin, traversée de champs, petits talus, et à nouveau un bon chemin qui mène jusqu’à la route. Personne derrière. Mon podium TTN est sauf, et ma 5ème place n’est plus loin.

Traversée du pont : plus qu’un kilomètre. Virage à droite, une cinquantaine de mètres, descente du talus et  piste cyclable en bord de Tarn.

Personne sur le pont mis à part l'inévitable Pascal qui m’encourage.

Passage dans un souterrain pour traverser la rocade de Millau. L'arrivée est toute proche. Dans le dernier virage, Pascal et Céline sont là…le podium TTN est gagné ! Une petite tape dans les mains en guise de félicitations et je termine en savourant les 300 derniers mètres qui m’emmènent vers l’arche.

Enfin la ligne est franchie. Thomas Lorblanchet a (encore !) gagné. Il est arrivé depuis 15’.

Derrière lui, c’est le surprenant Yann Curien qui prend la deuxième place avec une deuxième moitié de course de folie.

Pour la troisième place, Manu s’est arraché comme un damné avec grosses prises de risques pour lâcher François D’Haene. Nous nous félicitons mutuellement. Je souris en le voyant tout poussiéreux…il a effectivement pris quelques gamelles en fin de course !

François termine 2 minutes devant moi et je franchis la ligne à la 5ème place d’une course un peu difficile dans sa seconde moitié avec un temps de 6h52’. Mais le contrat minimum est rempli : dans les 9 premiers !

Dès l’arrivée, un chaperon me demande de le suivre…j’ai gagné une visite pour un contrôle antidopage !

Je file sous sa surveillance au camion pour quitter mes vêtements trempés et m'habiller de sec. Ensuite c’est l’heure des podiums.

Manu y monte en compagnie de Tom et Yann, radieux.

 

 

Et puis surprise : en compagnie du vice-président de la fédération française d’athlétisme, nous avons le droit au podium du TTN, le championnat de France de Trail.

Un parfait remake du trail de la Côte d’Opale. Sur la plus haute marche Thierry (pour la 3ème fois consécutive) et qui termine aujourd'hui juste derrière moi à la 6ème place, sur la 2ème marche Patrick « Kinou » Bringer contraint aujourd'hui à l’abandon sur blessure à La Roque Sainte Marguerite, et moi sur la 3ème marche.

Second podium avec Marseillaise après celui d'un championnat du Monde de triathlon longue distance (3ème)…Toujours aussi impressionnant !

 

La cérémonie officielle du TTN est prévue le 26 octobre au soir à Valence !

 

Et l’après course ?

 

Après un contrôle antidopage rondement effectué, je retrouve ma mère et nous allons au dernier ravitaillement où nous attendons 1h … l’arrivée de mon père. Lui qui croyait s'arrêter là, éliminé par la barrière horaire, n’a même pas ce plaisir car celle-ci est repoussée de quinze minutes !

Finalement, il repart en pleine forme pour les 4 derniers kilomètres (il terminera en 12h52 en sprintant ! Juste 6 heures tout rond nous séparent ! ) Alors que je reprends la direction de Nantes soit 8 heures de route non-stop …Une seconde course pour une arrivée à 2h du matin !

 

 

J'étais sur TOUS les podiums de ce weekend...la preuve...



18/11/2010
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