/// Erik ... à suivre ... \\\

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Trail du Vignoble Nantais

Retour de blessure. Les dernières sensations me permettent de penser que la douleur a disparu. Le dernier footing du jeudi a été convainquant, puisqu'aucuns maux…mis à part un doigt accroché a un barbelé…et une main en sang sur la fin du footing, je ne me suis pas raté !

Donc c'est parti pour un weekend de « reprise » sportive, et compétitive, avec le trail du Vignoble Nantais.

Au programme, un 17km nocturne le samedi soir à travers les vignes du Landreau, nouvelle épreuve, et un 40km le lendemain matin depuis le Landreau jusqu'à la vallée de la Divatte…parcours reconnu la semaine passée en VTT, très beau parcours en perspective.

Le temps annoncé est catastrophique, une tempête arrive, et les premiers coups de vent pour le samedi soir…j'adore !

Je suis depuis deux semaines en stand-by pour ce qui est de l'entrainement, j'en ai donc profité pour accentuer les sorties vélo.

Le trail du Vignoble étant une course préparatoire, je pousse la préparation en partant faire ue sortie vélo le samedi matin, histoire de faire un peu plus de volume.

Au final, samedi matin, je roule sur un bon rythme, 1h45', 57km, enfin les jambes reviennent sur le vélo. Me voilà rassuré de se coté, il ne reste plus qu'à attendre la course du soir pour voir si la course à pied est aussi positive.

 

Samedi soir, après m'être préparé, je file vers le Landreau. Sur place, après avoir croisé quelques connaissances, je récupère mon dossard et suis les consignes de mon père à la lettre :

  1. « bien s'échauffer. »

Je pars donc pour 45' d'échauffement sur les premiers kilomètres de la course. Ca me permet de constater que le terrain est très humide, et mes pieds ne résistent pas longtemps aux bains de boue et d'eau qui leur ait proposés. Trois kilomètres allé, trois retours, me voilà de retour sur le site du château de Briacé.

Le départ est dans 15', n'étant pas accompagné, je me change en tenue de coureur et laisse ma tenue d'échauffement à la voiture. Je file ensuite sur le site de départ, juste devant le château. Déjà pas mal de personne rassemblé sur la ligne, encore 10', j'en profite pour continuer quelques allers/retours d'échauffement, deux/trois accélérations, bonne sensation, pas de douleurs…c'est bon !

Le départ approche, j'étends ma frontale et continu à trottiner avant de rejoindre la ligne de départ, j'y croise David, Hervé, Patrice, Nicolas et quelques autres, nous discutons en attendant le départ.

Le départ est donné, je suis en troisième ligne…encore en train de discuter avec Hervé ! C'est parti, je rallume ma frontale.

A peine la ligne franchie, virage serré à droite, et nous nous enfonçons dans le noir.

Je suis toujours les consignes de mon père :

  1. « adopter une allure très en dedans »

Je pars donc autour de la vingtième place, en retrait, à une allure toute modeste. Pas la peine de prendre de risque !

C'est donc là qu'intervient le troisième conseil de mon père…

  1. « être capable de se laisser passer par des gaziers beaucoup moins bons »

Mais cette troisième close du contrat est rapidement tombée à l'eau, je ne peux m'empêcher de revenir autour de la cinquième place, juste derrière Grégory (Verrier), mon camarade du début de Grand Raid 2009.

Le peloton s'étire, le ruban de frontale s'allonge, nous arrivons sur quelques mètres de route. Devant, deux coureurs ce sont déjà détachés. Pas de panique, la course se fait sur deux jours puisque je dois faire le 40km le lendemain !

Nous quittons la route pour emprunter les chemins de vignes, j'y entre quatrième, juste dans les pieds de Greg.

Je me sens bien, aucune douleurs, aucune gènes, il faut avouer que par précaution, je me suis enrubanné l'ischio récalcitrant avec de l'élasto et j'ai accompagné le tout avec mes « Q » Compressport…j'ai les muscles tellement gainé qu'ils ne bronchent pas d'un iota !

Je me sens un peu en sous-régime, la tentation est trop dure, je ne résiste pas et allonge la foulée. Toujours pas de douleurs…

Je passe devant Greg, nous doublons le second, il ne reste plus que le premier, une cinquantaine de mètres devant.

Nous arrivons à un hameau de quelques maisons, quelques mètres de bitumes, puis retour sur les chemins du vignoble détrempé. Les pieds sont trempés !

Pluie fine, terrain boueux, le tout de nuit ; des conditions de rêve pour moi ! J'avance comme un bulldozer, sans me préoccuper de ces difficultés. Greg lâche, et l'écart avec le premier se réduit à vue d'œil !

On longe une route, ¼ d'heure de course de passé, plus que 20 mètres avant la jonction, derrière, Greg se trouve à une bonne cinquantaine de mètres.

Traversée de ladite route, je recolle à l'homme de tête au passage du talus.

De l'autre coté, retour sur un chemin humide, j'accélère légèrement afin de ne pas laisser mon adversaire s'accrocher, profitant de ma frontale plus puissante et donc d'une plus grande aisance.

Il ne s'accroche pas, il semble avoir du mal avec ses appuis. De mon coté, j'avance toujours dans ce champs de mine comme si de rien n'était ! L'écart se fait rapidement.

Virage à droite, nous arrivons bientôt à 20' de course, et tout va bien !

Pour être « light », je n'ai pas pris de porte bidon, il y a en plus un ravitaillement avant la mi-parcours, et un petit gel dans ma poche de short me suffira.

Pour éclairage, le faisceau de ma Moi XP et super, confortable, et me permet de progresser sans appréhender mes appuis.

Les VTT d'ouverture de course m'accompagnent, un confort supplémentaire qui m'évite de me concentrer sur un balisage un peu « light » réalisé de tube fluo bleu assez discret. Mais j'évite les erreurs, ce qui révèle donc que le balisage est suffisant, moi qui ai l'habitude de m'égarer régulièrement !

Un VTT à pris de l'avance, l'autre est à ma hauteur. Quelques mètres devant, un gué à traverser…le niveau de l'eau est haut. Le VTT est à ma droite, je suis donc obligé de traverser le gué à gauche…

Je m'y aventure comme si de rien n'était, sans hésitation. De toute façon, il faut le traverser !

L'eau monte plus vite que prévu, chevilles, mollets, genoux, cuisses…

…patatras ! Un caillou au fond de l'eau, je m'effondre, et le niveau de l'eau monte plus vite que jamais, je me retrouve avec juste la tête qui dépasse de l'eau gelée !

Je sauve juste ma frontale de la noyade, et trempé jusqu'aux os, je me relève en un éclair pour repartir, transit de froid !

Je ressors de l'eau, et reprends la piste. Derrière, mon successeur est à près de 100m, j'ai une petite marge…

Le maillot trempé, je poursuis, le VTT est à nouveau à mon niveau, je contourne le camion du bénévole, enlisé au milieu du chemin, et retrouve 200m plus loin la route pour quelques centaines de mètres supplémentaires.

Virage à gauche, la route s'élève tranquillement, je maintiens mon allure tranquille, restant à mon petit train et gaugeant régulièrement l'écart avec l'arrière garde, tout se passe bien, l'écart a même tendance à se prononcer !

Tant mieux pour moi…et pour ma jambe !

Je quitte le bitume et retrouve un chemin de vignoble, toujours en montée. Le VTT s'accroche, je poursuis en surveillant le balisage.

Virage à gauche, le chemin devient plus délicat, le VTT m'abandonne, je poursuis seul à flanc de coteau.

Derrière, ils sont loin, je suis tranquille !

J'arrive tout au bout de la crête, virage en épingle, vent légèrement défavorable, je suis un peu abrité par les vignes. Mon maillot est encore trempé par mon bain juste avant, mais je n'ai pas trop froid. Virage à gauche, je retrouve le VTT qui avait coupé pour me retrouver. Il me signale le ravitaillement dans peu de temps. J'anticipe et avale mon gel, plus histoire de m'habituer à me ravitailler que pour un réel besoin énergétique, je n'en ressens pas forcément le besoin…mais il faut se forcer à se ravitailler.

Petit sentier, passage dans quelques cailloux, j'arrive à une petite grange, le ravitaillement est dedans, à l'abri du froid.

Juste le temps de faire les 10m pour rentrer, jeter mon gel vide, boire un verre d'eau à la volée, et je repars. Durée de l'arrêt au stand, à peine 10'' !

J'ai de l'avance, je tiens à le garder pour ne pas être inquiéter et continuer à mon rythme. Je repars donc avec le VTT.

Le chemin est bon, avec quelques flaques d'eau. Je les évite en courant au plus près des vignes. De temps en temps malgré tout, quelques floc-floc ré-humidifient mes chaussures…tant mieux, les bains de boue sont bons pour mes pieds !

Après quelques virages et quelques minutes, alors que mon suiveur VTT peine, j'arrive à un croisement de route, juste le temps de la traverser, je retrouve les chemins.

Un peu plus loin, une nouvelle traversée de route. Je vois sur la gauche les lumières du moulin où nous devons monter.

Cette fois, le terrain est trop humide, mon accompagnateur s'arrête et me laisse filer. Derrière, aucune lampe frontale en vue. Avant de nous quitter, le VTT m'indique le second à plus de 500m ! Je ne comprends pas trop comment ça se fait, mais ça me satisfait !

Le moulin approche, sur ma gauche, j'en suis tout prêt.

Virage à gauche, la seule grosse difficulté du parcours, je commence à grimper. Après quelques mètres, le panorama s'élargi, et sur ma gauche, je peux voir bien loin, les frontales qui me suivent, mon avance est conséquente, je me décide donc à être raisonnable, je monte la cote tranquillement, en marche rapide, ce qui permet de m'économiser pour le lendemain, mais surtout m'évite de tirer sur ma jambes, même si je ne la sens pas.

Le haut de la bute arrive, je me remets à trottiner, virage à droite devant le moulin pour un peu de goudron, je retrouve le VTT qui a encore coupé !

Il s'arrête à un carrefour, je suis le balisage qui m'emmène à un hameau…et là…je ratisse un peu. Plus de balisage, plus de rubalise. Je pars dans un chemin, fait demi tour, et puis en revenant sur mes pas, je retrouve le VTT, il me donne la bonne voie, je repars, et après quelques mètres, je vois effectivement une lueur bleue sur le coté du chemin…je suis sur le parcours.

Belle descente, j'allonge, ma jambe ne se ressens toujours pas, un léger point seulement, je réduis donc un peu l'allure.

En bas, alors que je m'apprête à poursuivre tout droit dans le champ, le VTT m'indique un passage à travers la haie, j'allais le rater !

Je me retrouve sur un étroit passage aménagé à coté d'un ruisseau. Un petit single bien sympa où je slalome entre les arbres en longeant la rivière quelques centimètres plus bas.

Quelques minutes et je ressors du passage. Retour sur un chemin après un passage de pont en bois.

Le chemin s'élève en douceur, je progresse tranquillement, derrière, toujours personne à signaler, je poursuis donc, seul, dans l'obscurité, la pluie a cessée, mais le vent souffle un peu plus, ce qui a permis à mon maillot de sécher !

Encore quelques minutes roulante sur un chemin de vignoble gravillonnée, puis herbeux, puis humide, mais j'évite les flaques et mes pieds reste épargné par de nouvelles immersions.

Traversée de route, des bénévoles m'encouragent, je leur souhaite bon courage et retrouve le noir. Les lueurs du Landreau apparaissent au dessus des vignes, je me rapproche. 55' au chrono, et personne derrière, ça sent bon l'arrivée ! Je reste prudent pour éviter de me tordre une cheville.

Les lumières se précise, le village approche, traversée de route, je récupère un chemin entre les maisons, retrouve les vignes, une descente, un étang, je reconnais, je suis tout proche, je traverse une dernière route, les bénévoles me félicite, je les en remercie, l'heure est dépassé depuis quelques minutes à mon chrono, je descente vers un ruisseau, passe un pont, longe le ruisseau de l'autre coté, le château du Briacé est en vue, bientôt la fin !

Toujours en suivant les lueurs des bâtonnets bleu, je chemine jusqu'à l'entrée du parc du château, pas le moindre éclairage, pas le moindre indice de l'approche de l'arrivée, je traverse le parc, et enfin, au détour d'une haie, l'arrivée se découvre, discrète dans l'obscurité.

Pas grand monde à l'arrivée, il fait froid, je franchi la ligne, plus content de ne pas avoir de douleur que d'avoir gagné, peut être l'annonce du retour aux entraînements !

Après avoir pointé à l'arrivée, je me retourne, personne en vue. Je suis trempé, il fait froid, je vais me ravitailler et vite retourner me couvrir. Demain, la course est prévue de bonne heure, 8h exactement, et je n'ai pas envie de troquer ma déchirure contre un rhume !

Je file me changer après un ravitaillement rapide, toujours pas la moindre trace du second… ???

Je récupère mes affaires, file prendre ma douche…en évitant de justesse de m'ébouillanter !

De retour sur la ligne d'arrivée, en attendant les résultats prévus pour 22h, j'accueille Laurent et Véronique, tous content de leur première expérience nocturne.

Et puis c'est le moment de patienter. 22h est passé, pas de trace des résultats, je ne sais même pas exactement où ils se font, et finalement, après avoir attendu avec Nicolas et Greg, ils sont là…il est presque 23h…et nous sommes sensé courir le lendemain.

Remise des récompenses entre bar et salle de resto, puis je ne m'attarde pas. Si je veux courir le lendemain, il me faut dormir un peu, et avec un réveil à 5h30 du matin, pas la peine de rêver à une grasse mat' !

 

Un repas vite expédié à la maison, et au dodo !

Nuit mouvement compte tenue des conditions météo…c'est la tempête !

Il est 5h…je me lève, le vent est trop bruyant !

Petit déjeuné au couteau, préparation du camel bag pour ma course du jour, un 40km.

Et puis l'heure approche, la maison s'éveille, mi je m'en vais…6h30.

J'arrive sur place à 7h, le vent souffle mais semble se calmer un peu. Je file m'échauffer, gardant en mémoire le dernier conseil de mon père.

  1. « en cas de test positif ce soir, de garder strictement la même stratégie pour demain matin ! »

Je reprends donc la liste :

  1. « bien s'échauffer. »

Je pars donc pour 45' d'échauffement, en cours de route, je repasse par la salle, au cas ou un contrordre ou un décalage du départ suite à la tempête décalerais le départ…rien, je repars m'échauffer.

Les jambes sont un peu raides, mais pas de douleurs sur les premières minutes, et puis progressivement, un léger point se fait ressentir à l'ischio…aye…

Je persévère, me disant que même si j'abandonne, e pourrais toujours faire quelques kilomètres…

8h approche…je me rapproche de la ligne de départ. L'arche est affalée sur le sol, pas la moindre trace de concurrent, pas le moindre soupçon de vie…aucun bénévole et personne de l'organisation !?!

Je me retrouve avec Nicolas. Deux autres coureurs arrivent. Mais personne d'autre.

8h05, l'échauffement est fait, personne de l'organisation, ne serait ce que pour nous prévenir…surprise !

Nous nous décidons à retourner à la salle, et là, surprise confirmé, départ décalé à 9h30…

C'est décidé, j'hésitais à prendre le départ ce matin avec ma douleur, et bien ma décision est prise. Je ne prendrais pas le départ ! Un peu furieux de m'être échauffer pour rien !

Tant pis pour ce parcours reconnu la semaine dernière en VTT qui me plaisait pourtant bien. C'est une nouvelle déception, rendue encore plus amère avec cette nouvelle manifestation de la douleur. Snif…

 

Je reste quand même encourager mes coureurs du 20km, Céline et Lolo, Jacky et Robert, en compagnie d'Annie et Audrey.

Leur course terminée, nous retournons à la maison…au chaud !

 

Le bilan ?

Nouvelle visite chez le médecin le lendemain. Ladite élongation est une déchirure. Le médecin me conseil 10 bons jours d'arrêt total, Paris s'éloigne, le moral est dans les chaussettes…le début de saison est bien difficile !


Prochain objectif et prochain compte rendu : l’Eco Trail de Paris si tout les voyants sont au vert. La décision définitive d’une participation ou non à cette épreuve lundi soir après le week-end entraînement et lundi après une séance « voir si ça tient » !



13/03/2010
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