/// Erik ... à suivre ... \\\

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Une semaine en Aveyron...

La semaine débute par le triathlon de Royan le samedi 25 septembre.

J’appréhende beaucoup ce furtif retour à la compétition triathlétique…n’ayant pas nagé depuis l’Half Ironman de Monaco 1 an plus tôt !

Une organisation magnifique, sur un site magnifique. Pour preuve de l’originalité du parcours, un parc à vélo sur la plage, un circuit vélo dans le centre de Royan et de la course à pied sur la plage !

Beaucoup de visage connu sur place, avec d’entrée le plaisir de retrouver Cyrille « kotch », puis Etienne, Stéphane, JC, Eric…et les arbitres… :-/ Mes parents sont également sur place en aide.

L’heure du départ approche, je prépare mes affaires, essaye de rentrer dans le parc avec mon mulet d’entrainement…accès refuser…pas de bouchon sur les bouts du cintre ! Je trafique des bouchons avec du scotch et des bouchons de bouteille ! C’est bon !

Etienne ne m’a pas mentis. Il m’avait demandé quel dossard je préférais, il me l’a donné. J’ai donc le n°007…à la James Bond ! Je me retrouve ainsi au milieu de toute l’équipe de Châtellerault qui ont les dossards de 004 à 025 à peu près !

Je place mon vélo avec ces quelques taches de rouilles, ses pneus un peu usés, la guidoline un peu vétuste, son guidon qui couine un peu…bref, un mulet au milieu de pure sang !

Je pose mes belles chaussures Noosa Tri multicolore et mes chaussures de vélo…je suis prêt pour l’heure et quart d’effort prévue !

Un petit coucou au passage à Anthony Faye, à Simon Billaud, qui m’apprends être inscrit pour les Templiers…moi spectateur au tri de Royan, lui aux Templiers !, à Boris Dessenoix et quelques autres.

Le briefing exécuté par Etienne et l’arbitre principale, le tout orchestré par Steph’, tout ca passe bien et nous rejoignons sur la plage un peu plus loin pour les 750m de natation en mer.

Une petite prise de température de l’eau et quelques mouvements de crawls en guise d’échauffement, pour moi c’est bon !

La ligne de départ décalée de la première bouée, tout le monde se retrouve entassé contre les barrières, au plus près de la bonne trajectoire, surveillé de prêt par les boules dogues avec chasubles noirs et blancs.

Quelques minutes et le départ est donné…pour 15 bonnes minutes de calvaire pour moi…balloté dans tout les sens, c’est la bousculade dans l’eau. L’image du banc de thon se débattant dans le filet de pêche est très similaire ! Je me retrouve comme une proie !

Le manque d’entrainement dans cette discipline se fait cruellement ressentir, je lutte en essayant de garder le cap…et ce n’est pas une mince affaire !

A mi parcours, nous retrouvons la plage pour une sortie à l’australienne. Nous passons entre deux rangées de spectateurs qui nous encouragent à vive voie. J’ai la chance d’avoir quelques connaissances, Nico Martin, Edith…un peu de motivation pour se remettre à l’eau ! Je profite de ces quelques foulées sur la terre ferme pour sprinter et doubler deux-trois gars, et comme un pro, je m’élance de nouveau dans la mer et fait un plongeon digne des meilleurs nageurs…il n’y aura certainement que ça de réussi pour cette partie !

Deuxième boucle en mer, deuxième partie du cauchemar. Nous croisons ceux qui terminent leur première boucle. Collisions à chaque mouvement de bras…Après le passage de la première bouée, virage à droite, c’est la dernière ligne droite…toujours trop longue pour moi !

Enfin la plage se rapproche. Mon père, qui mène la danse des kayaks, ne me voit pas, un petit coucou et il me repère !

Je sors de l’eau…la délivrance ! A peine sortie, je me débarrasse de ma combinaison.

Dans le parc, je ne suis pas dérangé par la présence des autres vélos à mes cotés…ils sont tous partis !

Je chausse mes chaussures, enfile mon casque et mes lunettes et je file vers la sortie du parc.

Je monte sur mon vélo…les premiers sont annoncés pour leur fin de premier tour…j’ai donc presque 5km de retard sur les premiers !

Je pars pour mes 4 boucles de parcours. Rapidement, je double mes premiers cyclistes, ils n’ont pas le temps de prendre ma roue. Et puis au milieu de cette première boucle, je reviens sur un groupe avec deux Rochelais, parmi eux, Alexis ! Je me mets quelques secondes dans les roues pour souffler un peu de mon effort, encore un peu sonné par ma natation et un cœur qui s’emballe.

Fin de première boucle, je prends le groupe en main. Nous sommes 5, je relance en tête. Derrière, les motos de tête de course se rapproche. Passage devant le parc à vélo…il y a beaucoup de monde…alors je relance fort !

Finalement, le trio de tête nous rejoint et nous double à mi-seconde boucle. Je ne fais que récupérer de ma natation, je ne peux pas les suivre…ils s’en vont !

Alexis me prends de petit relais qui me permettent quand même de souffler uen petite minute…ouf !

Deuxième passage sur la ligne, départ pour la troisième boucle. En milieu de boucle, un quatuor nous reprend, avec notamment Simon Billeau. Cette fois ci, je les accroche et me mets dans les roues, avec parfois le plaisir de me mettre à coté de Simon.

Ils m’emmènent jusqu’au parc, ou ils s’arrêtent pour aller courir…moi je pars pour un mon dernier tour. Dans la bataille, j’ai semé Alexis et les trois autres.

Je fais mon dernier tour seul…à bout de souffle !

De retour sur le remblai, je commence à préparer ma transition. Me déchausse et file vers l’entrée du parc. Je saute à terre et me précipite vers ma chaise. Je pause mon vélo, enfile mes chaussures et ma casquette, et repars aussitôt pour la course à pied.

Je suis bien et poussé par les encouragements de tous ceux qui me connaissent. Je pars pour un sprint, à l’aise malgré l’allure ! Boris Dessenoix, en tête, passe pour sa deuxième boucle juste devant moi. Je maintiens sur toute ma boucle les 100 mètres de retard que j’ai sur lui. Content d’arriver à courir à l’allure d’un triathlète professionnel sur 5km…moi qui suis en préparation pour un 70km !

Au final, après avoir slalomé entre les autres coureurs et alterné course sur remblai et course sur sable, je franchi enfin la ligne sur les talons de la première fille à la 30ème place. Un retour au triathlon furtif mais dantesque ! Avec une belle organisation, un beau temps…une belle journée de début de stage pour moi !

 

Et oui, car après cet intermède, me voilà dès le dimanche matin parti en direction de Millau pour une reconnaissance complète du parcours des Templiers.

Je profite de mon passage par Rodez pour faire une halte chez l’ami Taz (Saint Girons). M’ayant invité pour la soirée, nous en profitons de ce moment pour…un petit footing sur ces terres. Avant cela, nous avons le droit à l’encas digne d’un Taz, avec crêpes/confiture/Nutella/chocolat/sucre… Et puis nous partons quand même courir. Au final, 1h15 de plaisir à monter/descendre, avec du chemin technique et un environnement magnifique.

Après un si difficile entrainement, nous enchainons sur un « léger » repas, toujours « à la Taz », juste histoire de justifier la légende de ses « 3 trois entrainements semaine et 5 repas par jour ». En guise de repas donc, une mémorable et excellente raclette ! Je n’ai plus faim à la fin du repas !

Un gros dodo, et lendemain, réveil 7h pour un départ à 8h en direction de Millau cette fois.

Dès 9h30, je suis fin prêt pour une sortie vélo. Je prévois 80 kilomètres avec incursion dans les gorges du Tarn. A mi-chemin, je trouve dommage de ne descendre qu’une petite partie des gorges. Je décide donc de pousser plus haut…

Au final, je reviens de ma sortie avec 125km au compteur, mais de magnifiques images en tête ! Il est 14h.

J’ai prévu pour l’après midi la reconnaissance de la première partie du parcours des Templiers, soit 24km. Je prends avant ça une palce au camping ne sachant pas à quelle heure je reviendrais !

Seul, je pars à l’arrivée de cette section en voiture, reviens en VTT jusqu’à mon camping (26km) via une bonne partie du parcours, je laisse mon VTT au camping puis…repars à pied pour ces 24 premiers kilomètres !

Sans aucun problème, je trouve la piste à suivre. D’entrée le mur qui nous attend et que je monte intégralement en marchant, les jambes encore « un peu » lourde du vélo de la matinée. La première heure se fait sans problème, mis à part qu’il se fait tard et que le soleil commence à décliner ! Un carrefour, toujours carte en main, je pars tout droit…sur de moi !

Après quelques minutes, c’est le drame…je suis complètement perdu ! Pas de panique…rester calme. Je suis au milieu de nulle part, complètement perdu, aucune habitation ni route à proximité, et de toute façon je suis complètement désorienté. Heureusement, la lueur du soleil disparu à l’horizon m’indique l’Ouest. J’ai une carte au 1/25.000ème suffisamment précise et ma frontale puissante. (Myo RXP)

Pas de panique donc, je rebrousse chemin après avoir emprunté plusieurs chemin qui s’avérait être les mauvais. Enfin je retrouve un chemin indiqué sur la carte…ou du moins je pense être dessus puisque je n’ai aucun indice si ce n’est tel ou tel carrefour qui « ressemble » à ce qu’indique la carte. Sur ma carte, un carré noir avec un nom de site, une ferme caussenarde certainement. J’y vais pensant être dans la bonne direction. Sauvé, je la trouve ! J’ai donc la certitude d’être au bon endroit sur ma carte…tant mieux, la nuit et maintenant bien avancée !

Je rebrousse donc chemin et récupère l’itinéraire de la course en restant vigilent. En pleine nuit, me perdre serait plus délicat !

J’arrive enfin au gros point de repère, le centre hippique. Maintenant, la piste de la course et claire, je peux y aller plus sereinement. Je suis maintenant en pleine nuit noir et j’entame la descente sur Peyreleau, 1er ravitaillement où m’attend ma voiture…ouf !

Descente sinueuse bien roulante malgré l’obscurité, j’y prends plaisir malgré l’impatience de rentrer enfin !

Je débouche sur la route et rejoint ma voiture qui m’attend sagement. Journée terminée, retour au camping, douche et dodo dans ma tente qu’heureusement j’avais monté avant de partir !

Mardi. Réveil tranquille. Taz m’annonce qu’il est dans le coin aujourd’hui et que comme prévu avec lui dimanche, on peut reconnaitre une partie de son parcours. Nous prévoyons de manger ensemble.

Je voulais rouler…j’y vais. Je me trace un rapide circuit. Ce ne sera ni plus ni moins que le tour du parcours des Templiers par les routes. Au final, 60km avec une belle montée sur le Causse Noir.

De retour au camping, Taz arrive, grosse plâtrée de pâte arrangée de saucisses, jambons, sauce tomate pour quatre personnes…nous partons pour Peyreleau pour une « balade » de quelques heures…35km au programme sur le circuit de l’Ultra des Templiers, sur les crêtes dominant les gorges du Tarn.

Le paysage est magnifique, mais une douleur dans le genou suivie d’un tendinite au tendon d’Achille me freine. Finalement, au passage au fond des Gorges pour passer sur l’autre crête, je laisse Taz partir et je retourne seul à Peyreleau pas la route pour une quinzaine de kilomètre…dont les ¾ en marchant. Douleur trop importante.

Taz fait sa partie, moi je rentre au camping me reposer.

Mercredi, j’ai très mal. Je me décide dans l’après midi à reconnaitre les 20 dernier kilomètres. Tant pis, je les ferais en rando, mais ça me permettra de m’immerger dans la course quand même.

Finalement, j’arrive de temps en temps à alterner marche et course, mais la douleur ne me lâche pas. La dernière descente est proche de l’enfer…pourvu que ça aille mieux lors de la course !

Au camping, juste à coté de l’arrivée, je repars chercher ma voiture à vélo et rentre pour me reposer.

Jeudi : Je me réveil…impossible de plier la jambe. Ne serait ce que marcher est difficile. Je prends aussitôt rendez-vous avec un ostéo sur Millau. RdV en milieu d’après midi.

Il me remet d’aplomb, j’en ressors en marchant sans boiter !

Je reste calme le restant de la journée.

Vendredi : En matinée, je repars à nouveau pour une reconnaissance en courant des 25 derniers kilomètres, qui à mon sens seront juge de paix…et certainement un grand charnier !

Je cours pendant 3h00 à bonne allure sans douleurs…ostéo=magicien ??

La reco se fait parfaitement, je peux faire le parcours sans erreurs cette fois, et presque sans douleurs !

De retour au camping, retour à la voiture en vélo.

L’après midi, je pars pour une traversée du Causse Noir de Millau à Trèves. Au final, magnifique sortie sous un soleil couchant resplendissant et la découverte de village exceptionnel tel que Cantobre. 80km au compteur.

Le soir, les potes du Team débarquent, je quitte enfin mon camping pour les rejoindre au gite. Enfin un bon lit…au chaud !

Samedi matin : départ pour la raco de la première moitié, soit 35km…pour mes camarades. Je me contente du second tiers de la course, la seule partie qui me manque encore.

Au finale, le genou fini par me lancer à nouveau, je prends donc quelques précautions, notamment dans le Riou Sec qui rejoint la Roque Sainte Marguerite, partie très technique sur ces gros galets.

Finalement, je boucle cette partie et me fait rapatrier au gite par le coach ! L’après midi sera repos ! Quant à moi, je repars voir mon ostéo qui me remet à nouveau d’aplomb…merci !

Dimanche, dernière journée avant de rentrer à la maison. Les copains font la seconde portion de 35km. Je les prends en cours de route et termine les 25 derniers kilomètres avec eux. Ma jambe suit. Ce sera ma troisième reco de cette portion…la plus importante à mon sens !

L’objectif lors de la course…arrivé « frais » à la Roque Sainte Marguerite ! Facile à dire…reste plus qu’à le faire !!

Mon séjour Aveyronnais prend fin, je bourre tout dans ma voiture et repars pour Nantes…8h de route et un peu de fatigue !



27/10/2010
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